Votre site web répond-il vraiment aux questions de vos clients ?
Lecteur simplifié (contrôle du volume)
Disponible sur votre plateforme
Abonnez-vous à Café Klatsch pour ne manquer aucun épisode.
Un Hot Takes qui oppose la recherche interne par mots-clés au RAG, l'assistant qui répond aux visiteurs à partir des seuls contenus de l'organisation. Le trio détaille ce que change la compréhension du contexte, le périmètre imposé à l'IA et le renvoi vers un interlocuteur humain, comme pour l'urbanisme d'une commune luxembourgeoise. Il chiffre le coût d'une réponse, sous le centime avec un modèle bien choisi, et montre comment le suivi des questions révèle les trous de contenu d'un site. En ouverture, la publicité arrive dans ChatGPT ; en clôture, un jeu de pronostics sur l'avenir de la recherche.
- 00:19Introduction et retour sur la Coupe du Monde
Retour à l'antenne après une pause, avec le trio de nouveau réuni. Une plaisanterie sur une prétendue sélection avec la Belgique pour la Coupe du Monde ouvre l'échange, assortie de la promesse d'éviter les sujets qui fâchent.
- 00:46Les tendances du marketing digital en 2026
Le thème est posé : moteurs de recherche, chatbots et RAG. La question de départ se veut provocante : en 2026, chercher sur un site par mots-clés est-il devenu ringard, et le RAG relève-t-il du gadget ou d'un outil réellement pertinent ? Une batterie d'arguments est annoncée pour trancher.
- 01:25Nouvelles sur l'IA et la publicité dans ChatGPT
OpenAI étend la publicité dans ChatGPT : après le Japon, la Corée du Sud, l'Inde et les États-Unis, l'ouverture vise la France, l'Irlande et l'Allemagne, toujours pas le Luxembourg ni la Belgique. Le parallèle est tracé : le SEO a engendré le SEA, les chatbots ont fait naître le GEO, et la publicité s'installe désormais dans les réponses. Pas de gestionnaire de campagnes en libre-service : la diffusion passe par des partenaires, Criteo en France. Le modèle de prix reste inconnu et tout demeure en bêta.
- 04:49Impact de ChatGPT sur le trafic vers Google
Un rapport relayé par Business Wire montre que ChatGPT renvoie très peu de visiteurs vers les sites, contrairement au mode IA de Google. L'explication avancée : on interroge ChatGPT pour s'informer, alors qu'une recherche sur Google précède souvent un achat. Conclusion paradoxale pour les entreprises dont le trafic chute dans Google Analytics : bâtir une stratégie dédiée aux réponses IA de Google. Abandonner le SEO au profit du seul GEO serait une erreur, Google restant le premier vecteur de trafic.
- 06:27Définition et fonctionnement des RAG
Place aux définitions. Un RAG consiste à fournir à une intelligence artificielle une base documentaire (textes, PDF, fichiers Word ou Excel) que l'on interroge comme on parlerait à un humain. Là où Google repère des mots-clés comme « boulangerie » et « proche de moi », l'IA saisit le contexte de la question. Une demande de résiliation est comprise même si le mot manque dans les documents, et un site bien conçu peut mener directement au bon formulaire, champs déjà remplis.
- 08:30Comparaison entre RAG et recherche traditionnelle
Le RAG enchaîne les requêtes en une vraie conversation, là où la recherche classique multiplie les demandes isolées. Nourri des seules données de l'organisation, il comprend l'intention, s'adapte au profil et limite fortement les hallucinations. Une chaussure verte à semelle orange en Gore-Tex pour le GR20 est retrouvée, même quand seule la photo montre la semelle. Contrairement au chatbot à réponses préconçues, il sait dire « je ne sais pas ». Une commune luxembourgeoise renvoie ainsi les questions d'urbanisme vers son responsable.
- 16:48Coûts et modèles d'IA pour les RAG
Une recherche classique s'installe puis s'oublie ; un RAG exige un suivi continu. Les questions sont analysées de façon anonyme pour régler le ton, le périmètre et les redirections, ce qui révèle aussi des trous de contenu utiles au SEO. Chaque réponse coûte, moins d'un centime avec un modèle bien choisi, selon la taille et la structure sémantique du site. Surtout, les questions posées restent à l'organisation, alors que Google et ChatGPT ne les partagent pas et que les outils de suivi se contentent de simuler des personas.
- 29:29Perspectives d'avenir pour la recherche et l'IA
Dès qu'un site compte une dizaine de pages orientées vers la vente ou les leads, la recherche classique paraît condamnée. L'objection de la confiance envers une réponse générée est discutée : un RAG cadré pour ne rien inventer ni chercher ailleurs donne parfois des réponses incomplètes, jamais hors sujet. Face à la lassitude envers l'IA, l'argument retenu est celui d'une vague inévitable appelée à se professionnaliser. Exemple parlant : obtenir en quelques secondes la démarche pour une piscine plutôt que fouiller un règlement de 36 pages.
- 34:12Conclusion et réflexions finales
Le final prend la forme d'un jeu de pronostics : pour chaque affirmation, un délai de dix jours à jamais. Une page d'accueil réduite à une barre de conversation existe déjà sur des sites de documentation, et les jeunes visiteurs tapent des questions complètes. La désindexation sert à présenter la Google Search Console, utile contre un wiki interne ou des documents périmés. Suivent les offres garanties sans IA, les assistants vocaux au téléphone, l'obligation d'étiquetage prévue par l'AI Act début août et le support humain réservé aux abonnements premium.
Lire la transcription intégrale de l'épisode
Transcription générée automatiquement : elle peut contenir des imperfections.
Et toi, t'es fan de Belgique ? C'est déjà finito pour la Belgique. J'ai des doutes qu'il y ait un politique qui appelle la FIFA pour demander réfugiation du match.
Et bonjour à tous, c'est le retour de Café Klatsch, j'espère que vous allez bien, je suis accompagné à nouveau de Antoine et Naïm. Salut les gars ! Naïm, ça fait très longtemps qu'on ne s'est pas vu. Ça fait très longtemps, on va tous te manquer. Tu vas beaucoup manquer Naïm.
Il vient seulement de revenir de la Coupe du Monde après, il était sélectionné pour la Belgique, c'est pour ça.
On n'est pas là pour débattre de choses qui vont fâcher tout le monde ! Oui, c'est vrai qu'on est en pleine période Coupe du Monde. On vous a laissé un petit temps. Mais aujourd'hui, on est de retour pour discuter moteur de recherche, chatbot, RAG. J'espère que le sujet va vous plaire. C'est important. Je pense qu'on est en 2026. Est-ce que c'est l'année où chercher sur un site, c'est devenu complètement ringard ? Est-ce que le RAG, c'est un gadget ? Est-ce que c'est hyper pertinent ? C'est des questions qu'on va se poser aujourd'hui. On a préparé une batterie d'arguments sur lesquels on va discuter.
Déjà, pour commencer, je crois qu'on a une news. Quelques petites news qui parlent d'IA. Moi, la première, c'est OpenAI qui continue son système de publicité. Ça va faire plaisir ou pas, selon où tu te trouves. Mais la publicité arrive dans ChatGPT.
Donc ChatGPT Ads.
Ouais, ChatGPT Ads. Donc c'est disponible que dans quelques pays. Là, ça va être ouvert à la France, à l'Irlande, à l'Allemagne. Avant ça, il y avait eu le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, les Etats-Unis.
Pas le Luxembourg, pas de Belgique.
Alors le Luxembourg, il faudra encore attendre. On a malheureusement pas été tiré au sort cette fois.
C'est un tirage au sort !
C'est la FIFA qui l'a fait ! Donc concrètement, rien à mettre en place dans l'immédiat. Mais par contre, on va dire la nouvelle frontière qui arrive, on s'y attendait à peu près tous. Le SEO a donné naissance au SEA, c'est-à-dire les publicités Google Ads. Les chatbots LLM ont donné naissance au GEO, c'est-à-dire l'optimisation naturelle pour être cité dans les réponses. Et du coup, maintenant arrive naturellement ce qu'on va appeler le GEA, c'est-à-dire la publicité dans les réponses des outils comme ChatGPT. Alors à noter que c'est actuellement, dans la plupart des pays, mis en place via des partenaires. Tu n'as pas un ad manager comme dans Google Ads, où tu peux aller gérer toi-même tes campagnes et tes publicités. Donc là, c'est plutôt en France, je crois que le partenaire qui a été choisi, c'est Criteo, qui est un grand network publicitaire un peu concurrent à Google Ads. Donc voilà.
On a une idée du pricing ?
Pas du tout, ça va très probablement être du pay-per-click ou du pay-per-view.
Certainement qu'OpenAI ne sait pas non plus, ils sont encore en train de voir comment ils vont facturer ça.
Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour toi ? Pour moi, oui. C'est la même chose qu'avant. Le PPC, la publicité en ligne, peut être une bonne nouvelle quand tu n'as pas les moyens de faire du SEO, mais que tu as envie d'être présent dans ta niche.
Il y a une présentation qui est disponible ?
Comment on va avoir les résultats ? Il y a différents articles de blog et aussi des screenshots que vous pouvez aller voir sur Internet. Mais concrètement, c'est une petite annonce.
On a le résultat tout classique comme on a habituellement, avec une annonce payante qui est bien visible.
Ou une recommandation de produit qui intervient pendant la réponse, etc. Après, pour l'instant, on va prendre avec des pincettes. Tout ça est encore en bêta. Mais il y a très peu de chances pour que ça roll back complètement et que ChatGPT ne fasse pas de publicité puisqu'ils ont besoin d'argent. Et Google s'est construit comme ça, c'est 95% je pense, en tout cas à l'époque de leur chiffre d'affaires, Google Ads. Donc ChatGPT va très probablement prendre la même voie.
Et au niveau visuel, comment ça se présente ?
Tu vas avoir des recommandations de produits, tu vas avoir des petits placements de textes. C'est très flou pour l'instant, si tu veux, ça évolue très rapidement.
Oui, on est en juillet 2026, l'épisode est tourné.
Tu peux aller voir des screens sur Google Images ou autre, faire des recherches, mais honnêtement, rien de tout ça n'a vocation à durer ou pas, parce que tout est en bêta.
Autre news Naïm, du coup tu disais que tu en avais une à la préparation tout à l'heure. Oui voilà, c'est BusinessWire qui partage un rapport de Previsible qui est assez intéressant où on remarque que ChatGPT, avec sa position dominante dans le côté grand public, ne renvoie que très peu de trafic vers Google quand on le compare à justement ce que vous voyez quand vous faites une recherche Google AI Overview qui est le Google AI Mode, qui lui renvoie beaucoup plus vers Google et vers des sites. Ça s'explique assez simplement, c'est que les utilisateurs qui utilisent ChatGPT vont chercher une information. C'est très rarement des gens qui vont vouloir faire une action comme acheter quelque chose. Quand on va déjà sur Google, c'est qu'on veut déjà potentiellement faire une action comme une action d'achat.
Ce qui découle de cette étude, c'est qu'en fait, si aujourd'hui, des entreprises veulent s'intéresser ou veulent ne pas perdre de trafic dû à l'IA, c'est paradoxal, mais il faut bosser à fond le fait d'être envoyé dans les réponses de Google et iMod. Parce qu'en fait, en termes de trafic, quand tu es cité par ChatGPT, quand tu es cité par Cloud, en général, ils n'invitent pas beaucoup les gens à se rendre sur ton site. Alors que Google AI Mode te permet de sauvegarder un peu de trafic comme ça. Pour les entreprises qui commencent à perdre du trafic à cause de ça, à voir des grosses chutes dans Google Analytics, il faut avoir un plan, une stratégie dédiée à AI Overview de Google.
C'est vrai que c'était assez intéressant parce qu'il y a beaucoup de gens qui commencent à dire : on va arrêter de faire du SEO, on va plus que faire du GEO. Attention parce que du coup tout le trafic il est renvoyé par Google. Google sait aussi beaucoup du référencement. Donc il ne faut pas tout miser sur ChatGPT pour le moment et quand même rester sur Google qui reste le principal vecteur de trafic.
Avant de rentrer vraiment dans le cœur du sujet RAG, moteur de recherche, chatbot, etc., savoir ce qu'un RAG peut faire pour votre marque, ce que Google ne fera sans doute jamais, est-ce qu'on ne ferait pas une première présentation, une première définition des termes ? Parce qu'effectivement, quand on parle de RAG ou RAG, chatbot, moteur de recherche sur Google, moteur de recherche interne sur le propre site, etc., on peut vite partir dans des confusions générales. Un RAG, est-ce que vous pouvez me rappeler ce que c'est exactement pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, qui n'ont pas encore bien compris le mécanisme ?
Bien sûr, on va faire assez simple. Je vous épargne mon anglais sur l'acronyme RAG, vous pouvez aller voir sur Google ce que ça veut dire exactement.
On va dire RAG pour l'épisode, même si normalement je conseille plutôt R-A-G, mais pour faciliter la conversation généralement.
Non, c'est même plutôt R-A-G, plus que RAG, mais c'est la même chose. L'idée, c'est quoi ? C'est de donner à une intelligence artificielle une base de données d'informations sous forme de textes, de documents, PDF, Word, Excel, etc. Et qu'on puisse lui poser des questions comme on les poserait à un humain. C'est-à-dire que ça ne fonctionne pas forcément avec des mots-clés, ça comprend le contexte de la question. Si je donne un exemple, quand vous recherchez sur Google quelle est la boulangerie la plus proche de moi, Google va voir boulangerie, il va voir proche de moi et c'est sur ça qu'il va donner les informations. L'intelligence artificielle va comprendre le contexte, elle va potentiellement connaître votre position, elle va aller voir sur votre position, tiens, qu'est-ce qui correspond le plus à une boulangerie, elle va vous donner les informations liées à ça. Ça change et permet...
Je veux résilier quelque chose, je veux résilier un contrat, si je tape ça, si le mot résiliation n'existe pas dans les documents... Il va pouvoir comprendre. Il va pouvoir le comprendre, contextualiser.
Bien sûr, et si le site du fournisseur chez qui vous vouliez résilier le contrat est bien fait, il va y avoir un RAG, et puis le RAG va pouvoir directement vous emmener, en fonction de votre compte et de comment vous devez résilier votre contrat, directement sur le formulaire, avec potentiellement déjà les champs pré-remplis, ce qu'une recherche classique n'aurait pas pu faire.
Et du coup, ça amène à des conversations parce que, admettons, je prends la résiliation. Donc, moi, je vais mettre une première recherche résiliation abonnement de téléphone. Je vais avoir une page de résultats sur Google qui me présente tous les plus grands opérateurs. Mais du coup, il faut que je trouve mon opérateur dans le truc alors qu'un RAG va, lui, de même, je pense, me dire quel opérateur, tu vois ? Ça permet d'avoir des searches et des requêtes qui s'imbriquent, une vraie conversation, plutôt que plein de requêtes scindées qui ne se touchent pas les unes aux autres.
C'est aussi ça qui est très intéressant. Si on imagine une plateforme sur laquelle tu es connecté, il va pouvoir savoir quel type d'abonnement tu as, quel formulaire il faut faire, lesquels il faut remplir. Et donc, ça va être beaucoup plus pertinent que quelqu'un qui rechercherait sur Google. J'ai tel abonnement, comment je dois résilier ? Tiens, ça dépend de l'année de création du contrat, ça dépend de ceci, de cela, faire les recherches. Ça permet de simplifier et d'avoir des informations plus digestes pour l'utilisateur.
Un autre truc aussi qu'on peut noter, alors tu as parlé de le RAG en fait contient un socle de connaissances. Il peut aussi avoir un socle de règles en plus.
Ça remplace forcément une search traditionnelle d'un site ? On est d'accord que ce sont ces deux environnements qui ont du mal à cohabiter.
Pour moi, c'est mieux en tout point. Un RAG, il y a des défauts, il y a des limites, mais honnêtement... Justement, on va en discuter.
On passe justement aux bénéfices, aux limites qu'a le RAG par rapport à une search traditionnelle. Est-ce qu'on commence par la pertinence des résultats ? Ça serait peut-être déjà le plus gros. J'ai l'impression que c'est l'argument le plus fort qu'un RAG peut proposer.
C'est un des plus forts.
C'est un des plus forts. On est d'accord que le RAG, là où une search traditionnelle ne comprend pas toujours l'intention... Elle ne personnalise pas forcément les résultats par rapport à ce que tu fais, parce qu'en fonction du profil, je pense que le RAG peut te répondre d'une manière différente. Jusqu'à quel point le RAC peut être vraiment déterminant et incisif sur la pertinence des résultats ?
Déjà, la première chose, c'est que le RAC, quand il est bien fait, tu le nourris toi-même avec les données de ton business ou de ton entité. Donc ça veut dire que s'il y a des informations qu'on veut éviter ou retirer parce qu'elles sont dépassées, parce qu'elles sont plus d'actualité, parce qu'elles contiennent des erreurs, on peut les retirer de l'intelligence du RAC.
Tu maîtrises l'information que tu as envie de communiquer.
Grâce à tout ça, on arrive à des taux de ce qu'on appelle les hallucinations, donc les réponses fausses générées par les intelligences artificielles classiques, qui est très bas. C'est pour ça que c'est aussi très intéressant. En fait, aussi, le point qui est un des points les plus importants, c'est que l'utilisateur va parler au RAG comme un humain et pas comme un Google. C'est ce qu'on expliquait juste avant. Par exemple, si je prends le cas d'un e-commerce de chaussures, l'utilisateur va pouvoir dire je veux une chaussure verte à semelle orange Gore-Tex avec lequel je peux aller faire le GR20. S'il tapait la même requête sur la search du site comme ça, il ne trouverait rien. Mais le RAG comprend que tel modèle est vert, il a la semelle orange, il est Gore-Tex, il est fait pour le trail, je vais peut-être lui proposer ce modèle-là. Donc voilà, c'est pour ça que c'est intéressant.
Si je reviens faire la même recherche sur le site, avec une search traditionnelle, on est d'accord qu'il ne se souvient pas de moi, je vais devoir retaper peut-être la même chose ou le contexte. Il ne le mémorise pas. Donc le vécu de mon profil à moi sur le site, il ne le retient pas. Le RAG, lui, il s'adapte quand même s'il voit que je suis revenu peut-être une, deux fois.
Il est bien fait qu'il y ait un concept de compte, par exemple. Imagine un site où tu te connectes. Il peut avoir les informations de ton compte. C'est là que ça devient aussi très pertinent. A l'inverse, un site purement informatique, comme un site étatique, il va retenir une session. L'idée, c'est quand même d'avoir quelque chose de GDPR. Donc, on va avoir une session anonymisée, par exemple, où on va enregistrer les questions qui sont posées à des fins d'optimisation, mais on ne va pas pouvoir reconnaître l'utilisateur qui les a posées. C'est ça aussi que j'expliquais tout à l'heure. Le RAG peut comprendre les textes, mais il peut aussi comprendre les images. Si je reviens avec mon exemple de chaussure verte à semelle orange, peut-être que dans la description, il est marqué nulle part que la semelle est orange. Mais en fait, le RAG va comprendre l'image, voir sur l'image que la semelle est orange, et va te proposer cette chaussure.
Disons que les capacités des IA aussi sont beaucoup plus flexibles. La façon de rechercher, c'est qu'ils comprennent des contenus, on va dire, protéiformes. Une search, c'était des mots-clés, toujours. Ici, en vrai, les IA sont capables de traiter du son, une requête avec la voix. Il y a eu une annonce il y a quelques jours sur GPT Live. Tu vois, on va pouvoir aussi commencer à communiquer en temps réel. Tu auras plus ce gros blanc, tu sais, au moment où le truc va commencer à te répondre.
Tu peux lui envoyer des images, tu peux lui envoyer des vidéos, etc. Est-ce qu'il y a une différence fondamentale avec ce que les gens appellent un chatbot ?
Oui.
C'est quoi la différence ?
En fait, le chatbot dit classique, comme tout le monde l'a en tête, près 2026, disons. C'est des questions préconçues avec des réponses préconçues. Et quand il y a une erreur ou quand ça ne sait pas répondre, ça renvoie en général vers un vrai humain du support. Là, le RAG, on peut lui poser une nouvelle question tous les jours, il aura toujours quelque chose à répondre. Et quand il n'a rien à répondre, il dit « je ne sais pas », on peut même le paramétrer pour qu'il dise « je ne sais pas ». Vous pouvez poser votre question dans le formulaire de contact.
Tu peux aussi le paramétrer, c'est assez important, on a eu le cas, quand par exemple tu as des entreprises ou des organismes qui peuvent traiter des sujets, on va dire un peu épineux ou touchy, tu peux aussi programmer le RAG pour qu'il ne réponde pas directement et qu'il oriente les gens vers le service communication, par exemple, de l'organisme ou de l'entreprise. Ce que ChatGPT en général n'est pas câblé pour faire. Donc, lui, il va toujours répondre, quitte même à inventer des choses, à dire des choses au nom, parfois, de ton entreprise qui ne reflète pas du tout ce que tu souhaitais communiquer. Donc, ça, c'est aussi assez important. Tu gardes la main mise, en fait, sur les réponses.
Ce qu'on a aussi fait de très intéressant avec une commune au Luxembourg, c'est qu'il y a beaucoup de documents qui sont plus ou moins souvent mis à jour liés à l'urbanisme. Et vu que ce sont des documents légaux assez importants, on ne veut pas qu'il y ait d'erreurs faites par le RAG. Donc, on a préconfiguré le RAG pour que dès qu'il y a une question liée à l'urbanisme, il réponde sur base de ses connaissances. Donc sa connaissance, c'est le dernier PDF de règlement urbanistique, mais aussi qui lie le responsable urbanistique de la commune. Donc si vous avez des questions ou si vous voulez en savoir plus ou si vous voulez vérifier ma réponse, contactez M. Intel qui est le responsable urbanistique.
Ok, donc si moi, en tant que citoyen, je tape la recherche... Comment déclarer une piscine ? Quelles sont les déclarations à faire ? Le RAC va être en mesure de comprendre, pas seulement m'envoyer un bête PDF comme ça, mais il va comprendre qu'il y a une démarche complexe à effectuer. Côté commune, si on veut être prudent, on essaye quand même de diriger l'utilisateur vers un contact humain, vers la bonne personne, pour éviter des...
C'est ça.
Et ça, ça se configure.
Exactement. Surtout que le responsable ou le secrétaire qui gère ça n'est pas forcément cité dans ce règlement. Parce que c'est un règlement, c'est de la loi. Donc c'est pour ça que c'est intéressant, ce genre de paramètre.
Donc, assistant qui répond... En fonction du profil, soit un citoyen ou une entreprise, peu importe, un consommateur, il va adapter les réponses. Il donne des réponses contextualisées. Est-ce que c'est un système qui s'améliore avec l'usage ou est-ce que, comme une search traditionnelle, il va renvoyer les résultats par rapport aux documents qu'il y a sur le site ? Comment ça fonctionne ?
Alors, c'est l'avantage et l'inconvénient du rack, ça dépend de comment on voit la chose. Quand on avait une recherche classique sur un site, avant on la mettait en place et puis on n'allait globalement jamais la voir. Elle était setup et ça fonctionnait et c'était bien. On vérifiait juste qu'elle ne soit pas down ou cassée.
Tu avais aussi la possibilité, via Analytics, de récupérer les trucs qui étaient tapés dans le champ. Mais encore une fois, ça restait des assemblages de mots-clés peu intéressants dont tu pouvais étirer peut-être un tout petit bénéfice SEO.
Sans pouvoir changer vraiment les résultats.
Vraiment rien à voir avec ce que Naïm va expliquer là.
Donc voilà, l'avantage et l'inconvénient du RAG, c'est que c'est une évolution qui est continue. C'est-à-dire qu'on va le mettre en place. On va, si je reprends mon exemple de commune, monitorer de manière anonyme, évidemment, toutes les questions qui sont posées. On va analyser les réponses et on va se dire : Tiens, est-ce que le ton était bon ? Tiens, est-ce qu'on veut qu'il soit vous, qu'il soit toi ? Est-ce qu'on veut que, quand ça parle d'un sujet, on a parlé de l'urbanisme tout à l'heure, mais ça peut être n'importe quel sujet, est-ce qu'on veut qu'il y ait une personne dédiée ? Est-ce qu'on veut qu'il redirige vers un formulaire de contact ?
Je refuse de traiter des sujets complètement hors normes ou ce que la commune n'a pas envie de laisser...
On n'en a pas parlé tout à l'heure, c'est vrai, mais on lui donne un scope, évidemment.
Si on parle de religion ou de politique...
Voilà, c'est ça, ou que quelqu'un fasse son devoir de maths sur l'intelligence artificielle. Parce que, mine de rien... Qui aurait cette idée ? Mais on a eu pas mal, au début, quand on a lancé le RAG, des gens qui ont essayé de le contourner. C'est normal, quand on a un site, il y a des gens qui essaient de le dédosser. C'est toujours l'idée, quand on fait quelque chose, il y a toujours quelqu'un qui va essayer de le hacker. Tant mieux, c'est nous, on se nourrit de ça pour améliorer nos services. Et il y a des gens qui ont essayé de générer du code, par exemple. Évidemment, on définit un scope et quand ça sort du scope, on va interdire à l'IA de répondre. Parce qu'évidemment, chaque réponse a un certain coût. Alors, en choisissant le bon modèle d'IA, ce coût, il est inférieur à un centime. Donc voilà, mais ça a un coût. Et ce que je disais tout à l'heure, du coup, c'est que l'avantage du RAG et son désavantage, c'est qu'il faut le monitorer. Donc, il faut regarder les questions qui sont posées. Tiens, est-ce que la réponse était bonne, pas bonne ? Si elle n'est pas bonne, qu'est-ce qu'on peut faire pour l'améliorer ?
Est-ce que ce processus de feedback... il peut aussi être géré par une autre IA derrière ? C'est-à-dire se traiter elle-même et s'améliorer ?
Elle peut monitorer les résultats.
Ou alors, est-ce qu'on garde quand même une intervention humaine pour dire ça bien, ça pas bien ?
Il y a plusieurs choses à prendre en compte. Je crois qu'on peut potentiellement faire une partie du travail avec une autre IA, peut-être. Maintenant, il y a pas mal de choses et d'idées de nouvelles implémentations qui vont venir avec ce Feedback Loop. Dans mes derniers meetings, par exemple, on regardait un peu les réponses avec le client. Et il m'avait pointé du doigt une question, il m'avait dit tiens le RAG là, il n'a pas trouvé la réponse. Pourtant elle existe. Ah bah justement. Du coup je leur ai demandé où est-ce qu'elle se trouve sur votre site, on va aller regarder pourquoi est-ce qu'il n'a pas trouvé la réponse. Et en fait cette réponse n'existait pas. Et donc ça permet aussi de quand on a un site qui est énorme, parce que c'est pas de la faute du client, c'est un site qui a 200 pages sur son site. Ça permet aussi de se dire, ah tiens, peut-être que cette section-là de mon site, elle n'est pas insérée ou elle n'est pas complète, où il n'y a pas toutes les informations. Donc, c'est aussi très intéressant, en dehors du RAG, d'avoir une feedback loop qui permet aussi de monitorer.
Ça permet d'identifier des problèmes SEO. Ce que tu viens de décrire, là, c'est des content gaps. En fait, c'est des trous dans le contenu. Et du coup, identifier ça via l'IA, l'améliorer sur le site, va aussi bénéficier à ton SEO plus tard. Parce que quand quelqu'un ira taper, il y en a encore, évidemment, des gens qui cherchent sur Google, du coup, Google pourra retrouver le contenu de ta page qui, désormais, est plus complet et donc qui répond à cette question et donc qui est renvoyée dans les résultats de recherche.
C'est quoi l'endroit le plus efficace où on peut trouver un RAG sur un site ? Que ce soit communal ou un shop e-commerce, est-ce que c'est plutôt les petits boutons qu'on clique en bas quand on a un besoin ? Est-ce qu'on préfère quand c'est suggéré automatiquement quand on vient sur le site ?
Alors, ça suit les règles UI, UX de base du web. Ça se teste, déjà, première chose. Mais surtout, il faut inciter à l'action. Si le bouton est caché, après deux kilomètres de scroll, personne ne va aller dessus. Si déjà, on a un bouton sur toutes les pages du site, on va peut-être avoir quelques clics, quelques interactions. Mais encore faut-il que le bouton parle aux gens, parce que les RAG, c'est assez nouveau quand même.
Ça commence à fleurir vraiment partout.
Voilà. Donc... Nous, ce qu'on fait, ce qu'on propose, c'est d'avoir vraiment une section dédiée. Posez votre question. On a un espace pour prompter directement en haut de la page. Et comme ça, ça incite l'utilisateur à directement poser sa question. Pourquoi c'est bien ? Parce que l'espace de prompt, il ressemble à un vrai espace de prompt qu'on aurait sur ChatGPT. Donc, c'est un site, les gens, à tester. Et le fait de le mettre sur toutes les pages aussi, c'est important. Parce que si vous le mettez juste sur la home, par exemple, les gens, aujourd'hui, ils vont rarement naviguer un site en commençant par la home. Ils vont déjà plus ou moins poser leurs questions sur Google ou aller chercher des mots-clés sur Google. Donc, ils vont interagir sur une page autre de votre site.
Donc, ça vaut le coup de le mettre sur tout. Ça dépend du projet. Ce qui est intéressant, surtout, c'est l'objectif final, c'est de... Limiter le comportement qu'ont les gens à aller directement sur ChatGPT pour demander quelque chose qui concerne directement ton activité. Donc si derrière tu as un environnement qui ressemble sur la page dédiée, ça peut être hyper... Ça aide pour l'adoption. Donc ça, ça se discute ? Quand tu mets en place un rack, ça se discute au tout début. Phase de conception, on analyse vraiment avec les besoins du client.
Dans un premier temps, ça peut même être un choix. Quand on vient de l'implémenter, on fait une petite implémentation un peu discrète pour voir comment ça marche, comment les utilisateurs l'utilisent, etc. Quand on est satisfait, qu'on a assez de retours, on le met sur toutes les pages du site. Et puis là, on va avoir un vrai retour.
Un autre point qui est très important qu'on n'a pas abordé mais qui touche un peu au Feedback Loop, c'est que là on a été confronté à certains clients dans certains projets qui nous disent « Mais en fait, quel est l'intérêt d'avoir un RAG sur mon site ? » Puisqu'en fait, les gens vont aller d'eux-mêmes sur ChatGPT, sur Cloud, sur Google AI Mode et vont poser leurs questions. Donc en fait, ça ne sert à rien que moi j'ai ça. Et passe une, deux, trois semaines. Et un autre client vient nous voir. Il nous dit, ouais, en fait, toutes les questions que les gens posent sur Google AI Mode, je peux voir les questions et je peux voir les réponses. Et du coup, là arrive la réponse un peu terrible pour lui. C'est que c'est chez Google et ce n'est pas partagé. Et donc, tu ne sauras pas les informations que ces outils d'IA te donnent. Tu ne sauras pas les questions que les gens posent à ces outils d'IA. Donc, en fait, tu es mis complètement hors course du sujet principal dont tu es responsable. Dont tu es le seul à avoir la réponse. En tant qu'entreprise, en tant qu'organisme, etc. Là aussi, c'est ultra important pour le RAC. Il y a des façons, il y a des outils de monitoring. Des outils comme ChatGPT, mais si tu veux, ce que je montrais à Naïm il y a quelques jours, ces outils-là, en fait, ils prétendent monitorer ce qui se passe sur ChatGPT, sur Google AI Mode, mais en fait, ce n'est pas vrai. Ils recréent, ils te demandent de créer des personas avec des questions et ils vont envoyer des petits robots poser ces questions sur AI Mode, sur ChatGPT. Ils vont enregistrer les réponses des outils et ils vont tout réimporter dans leur système de monitoring. Mais ce n'est pas la réalité. C'est un échantillon très faible. C'est ce qu'on a de mieux aujourd'hui pour faire ça. Donc, des services comme Ahrefs, SEMrush ou autres proposent ce genre d'outils. Mais ce n'est pas la réalité.
Ça reste de la théorie extrapolée dont on va tirer des conclusions. Ce n'est pas incroyable. Ça peut être utile pour une optique géo optimisée, mais ce n'est pas encore incroyable.
Mais là, du coup, quand tu as un système RAG personnel sur ton site, la data, elle est à toi. Tu peux la traiter, tu peux t'en servir et tu n'es pas mis complètement hors de la boucle par les GAFAM.
Et puis aussi, quelque chose qui est important, c'est que cette data, Google, il la récupère via des crawls. Si Google n'est pas à jour sur ta data et qu'ils te donnent, on donnait l'exemple tout à l'heure, des horaires qui viennent de changer. Aujourd'hui, tu changes les horaires de ton commerce. Demain, quelqu'un pose une question : "Quand est-ce que je peux acheter ma paire de chaussures chez Vial Company ?" et qu'il sort les mauvaises horaires d'ouverture, ça, c'est un coup à avoir une mauvaise note Google aussi. Donc, c'est pour ça que contrôler sa data, c'est vraiment le cœur du RAG et c'est ça qui est vraiment très intéressant.
On parlait de monitoring tout à l'heure. Moi, ça vend du rêve quand on voit tout ça. J'imagine qu'on peut monitorer les coûts aussi parce que c'est un outil quand même qui va forcément consommer des tokens. L'argent, un peu virtuel, comment on arrive à maîtriser ces coûts ? Est-ce que ça coûte cher, déjà ? Est-ce que ça dépend de ce que les gens tapent ? De la quantité d'échanges qui sont faits ? Comment ça fonctionne ?
Alors, on va essayer de faire très simple parce que c'est un sujet qui est très technique.
Par rapport à une search traditionnelle, j'entends toujours essayer de comparer par rapport à...
Globalement, une search traditionnelle, ça dépend, il y a plusieurs technologies de search, mais s'il n'y a pas de spam, les coûts sont dérisoires avec une search traditionnelle. Peut-être l'implémentation qui va coûter un peu cher, mais les coûts d'utilisation sont dérisoires. Avec le RAG, ça va dépendre d'énormément de choses. Première chose, quel modèle on choisit ? On n'a pas besoin du modèle le plus performant pour un RAG qui va juste, entre guillemets juste, c'est déjà pas mal, récupérer de l'information qui existe déjà.
Quand tu parles des modèles, c'est déjà GPT, 4.3, etc. Des modèles, il y en a plein.
Et il faut trouver à chaque fois, par rapport à ce qu'on veut et à la pertinence du RAG dont on a envie d'avoir, quel est le meilleur rapport ? Donc ça, ça se teste pendant l'implémentation ? C'est-à-dire que, par exemple, si on veut mettre un RAG sur un site qui est globalement du HTML, on veut une bonne sémantique. On revient au sujet du SEO, c'est important d'avoir un bon SEO. Le RAG, il ne visualise pas le site comme un humain. Il va le visualiser de manière sémantique. Pour lui, si un écrit est en H2, un H3 ou un H4 sur une page, ça a une signification.
C'est des sous-titres et des titres. Exactement.
Il y a des modèles qui sont complètement à bannir, plutôt, de votre expérience ?
Les tout derniers risquent de t'arracher un peu le portefeuille.
Pas forcément en termes de coûts, mais aussi en termes de pertinence. Est-ce qu'on a une impression de meilleure pertinence avec les modèles ChatGPT ?
Quoique là, on va avoir un très faible taux d'erreur. Par contre, quand on a un site où on a une forme de côté légal ou que c'est notre business à part entière qui a 50, 100, 150 pages, là, on va choisir un LLM de manière plus judicieuse. Ça dépend, c'est du cas par cas. Il faut trouver, il faut monitorer, il faut tester.
Ils sortent toujours des nouveaux modèles et que quand ils sortent des nouveaux modèles, le plan tarifaire des modèles anciens, en général, a tendance à baisser. Donc, à très long terme, pour toi, en tant qu'utilisateur, c'est bénéf parce que tu vas avoir des modèles de plus en plus performants avec des prix qui sont, eux, tirés vers le bas pour les anciens modèles. Donc, concrètement, aujourd'hui, un RAG, il n'est qu'amené à devenir meilleur, rien que par rapport à ça, au-delà du feedback loop, de l'entraînement, alors qu'une search, ça restait des outils comme Elasticsearch ou autre, qui donnaient toujours un résultat basé sur une suite de mots, quoi.
C'est pour ça aussi, beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi les ingénieurs d'intelligence artificielle sortent plusieurs modèles à chaque fois. On entend aussi beaucoup de rumeurs sur une nouvelle version de SONNET, alors que SONNET est moins pertinent en termes de réponse que les autres modèles. Pourquoi est-ce qu'on continue de mettre à jour SONNET ? C'est aussi parce que ce sont des modèles à bas coût qui sont utilisés dans des outils comme le RAG, par exemple. Ça permet d'avoir des réponses pertinentes sur des recherches assez simples.
Est-ce que vous pensez que la search classique, avec ce qu'on entend, ce qu'on voit arriver, est-ce qu'elle va réussir à survivre ? Est-ce que vous pensez qu'il y a des habitudes plutôt ancrées des usagers des sites ou est-ce que c'est quelque chose qui va complètement disparaître ?
Ouais, à long terme, personnellement, je ne vois pas l'intérêt. Hormis pour des sites personnels, on va dire, des trucs où t'as vraiment pas du tout, je veux dire, pas le moindre centime à investir, ou dans le cas où t'as un site qui est tellement petit, t'as une page vitrine, tu vois, où il y a toutes les infos sur la première page, les restos ont souvent des pages comme ça. Mais à partir du moment où tu as un site d'une dizaine de pages avec une logique de recherche d'informations qui mène à de la génération de leads ou à de l'achat, e-commerce, etc., moi, personnellement, je ne vois pas comment tu pourrais garder une search classique sur les prochaines années. Ça me paraît...
Le fait que ça soit généré, même si effectivement, je fais l'avocat du diable, mais le fait de faire confiance à une réponse qui est générée. Maintenant, on a tous l'habitude de comprendre comment les IA nous répondent des fois et on se rend compte des conneries qu'elles nous sortent. Est-ce que tout le monde arrivera à faire confiance plutôt qu'une bête liste de résultats qui a l'air beaucoup plus mécanique ?
C'est tout l'avantage du RAG, justement, d'être configuré, configurable et paramétré pour éviter les écueils de ce qu'on appelle les modèles larges qui ne sont encadrés que par quelques règles, mais ce sont des règles globales, tu vois, ne ment pas, etc. Mais dans ton RAG, tu peux lui dire, tu n'inventes pas, tu ne cherches pas d'informations ailleurs que sur tel site. Et en fait, tu arrives à le cadrer. Je ne suis pas d'exemple en pourcentage, mais le taux de réduction d'hallucination entre un RAG et un modèle qui fonctionne entre guillemets en roue libre, c'est gigantesque.
Pour l'avoir installé sur plusieurs sites, plusieurs types de sites différents et monitoré plusieurs réponses différentes, il n'est jamais à côté de la plaque. Parfois, la réponse est incomplète. Parfois, il redirige vers un formulaire de contact alors qu'il aurait pu donner la réponse. Mais ça ne m'est jamais arrivé qu'il réponde à côté de la plaque.
En termes de pertinence, on est d'accord. En termes de pertinence, c'est toujours... En fait, j'essaie de vous guider sur un potentiel argument aussi. C'est le fait qu'on peut, en tant qu'utilisateur internet, se dire, moi l'IA, franchement, on voit toutes les affiches chat GPT images, on ne les supporte plus. Voir de l'IA partout, à un moment donné, voir cette espèce de boulimie, on se dit, mais punaise, j'arrive sur un site et allez, encore, je vais faire une simple recherche et hop, j'ai encore une IA qui vient. Est-ce qu'on est au stade du gadget ou est-ce que tu vois une tendance ou est-ce que vraiment c'est un truc qui va s'implanter dans les prochaines années, qu'on le dise ou non ? La search traditionnelle, elle est morte.
J'ai peut-être deux réponses à apporter à ça. La première, je peux comprendre tous les gens qui n'aiment pas l'intelligence artificielle pour le côté moral de la chose, écologique ou tout simplement moral. Mais être contre l'IA en 2026, c'est comme être contre Internet dans les années 80 ou 90. C'est quelque chose qui va arriver.
C'est une vague.
C'est sûr et certain aujourd'hui. Ça prend trop d'ampleur. Il y a trop d'argent en jeu. Il y a trop de gouvernement en jeu. Ça va arriver. La deuxième chose aussi, le web nous l'a bien montré, c'est une technologie qui évolue très vite. C'est-à-dire que l'IA, peut-être que tout le monde en a marre. Moi aussi, parfois, je vois des trucs générés par l'IA dans des restos pour des menus et je me dis que c'est absolument atroce, comment le mec a pu vouloir mettre ça sur son commerce, enfin bref, c'est un autre débat, mais je crois que ça va se professionnaliser aussi, on va avoir de moins en moins d'abus ou de choses horribles, et il faut s'y faire parce que c'est l'avenir et c'est pas juste un effet de mode. J'ai le même avis que Naïm, c'est que effectivement tu peux utiliser l'IA pour faire des trucs bêtes, tu peux utiliser un marteau pour te taper sur le pouce aussi, mais tu vois, ça reste quand même bien pour planter un clou. Et l'IA quand elle est bien utilisée et que...
Tu vas arriver sur un site et au lieu de galérer à chercher, à trouver un truc, à te taper des pages de résultats qui sont mal gérées, mal générées, que là tu poses ta question exactement comme tu souhaitais la poser, que le truc te comprend, te répond et en 5 secondes, au lieu de passer 20 minutes à chercher, tu as ta réponse et tu peux repartir. À quel moment tu vas t'en plaindre en fait ?
En termes d'expérience utilisateur, c'est top. C'est ce qu'on discutait aussi tout à l'heure. Si aujourd'hui je vais sur Google, je veux une nouvelle piscine chez moi et que je tape quel document Lego je dois remplir pour faire une piscine chez moi dans telle commune, et que l'information se trouve dans un PDF qui s'appelle règlement urbanistique, je ne vais jamais tomber dessus.
Ou tu vas tomber sur le PDF et du coup, le site de la commune va t'ouvrir le PDF dans le navigateur et tu vas t'amuser à faire un PDF de 36 pages, à faire un contrôle-F...
Et à ne pas comprendre parce que c'est très verbeux, c'est très légal. Le RAG aura le PDF dans sa base de données, va comprendre le contexte, va potentiellement te poser des questions pour affiner et potentiellement même t'auto-remplir, si c'est bien paramétré, le formulaire. Donc c'est de l'économie de temps et c'est en termes d'expérience utilisateur, c'est top.
Bon, très bien. Je vois que vous êtes complètement d'accord. C'est un peu énervant parce que je n'arrive pas à vous mettre en désaccord. J'espère qu'on t'a convaincu.
Non, mais je le suis déjà. C'est pour l'animation de l'épisode, évidemment. On s'était briefés ensemble avant.
Écoutez, puisque vous êtes complètement d'accord sur quasiment tout, en fait, on est archi convaincu que c'est quelque chose qui...
À part peut-être sur la meilleure équipe de foot du monde.
Non, je parlais IA pour le coup.
Il y a évidemment des défauts. Après, tout le monde est plus ou moins logé à la même enseigne, mais plus il y a d'intelligence artificielle, moins il y a de trafic sur le web, moins il y a de pubs qui sont affichées, etc. Il y a aussi une forme de défaut, mais c'est quelque chose par lequel on va devoir passer.
Je propose que pour terminer l'épisode, on fasse un débat. Enfin, un débat. Une espèce de pronostic.
On est en plein dans la Coupe du Monde.
Des petits pronostics.
La France.
Le chauvin. Incroyable. Et toi, t'es fan de Belgique ? C'est déjà finito pour la Belgique. Oui, à l'heure où on écrit.
J'ai des doutes qu'il y a un politique qui appelle la FIFA pour demander requalification du match.
A l'heure où on enregistre. Pour l'instant, la France est encore là. Demain soir, ça sera peut-être finito. Les Bleus ont reçu une leçon hier soir face à l'Espagne. Défaite 2 à 0 pour les hommes de Deschamps qui ne verront pas la finale de la Coupe du Monde.
Je vais vous donner des affirmations. Et on ne va pas débattre si ça va arriver. On va débattre surtout quand ça va arriver. Donc je vais vous donner des petites fiches sympas. Et vous allez me dire, en gros, si l'affirmation va se passer dans moins de 10 jours, dans moins de 10 semaines, dans moins de 10 mois ou dans moins de 10 ans ou jamais. J'espère quand même qu'on sera plutôt en désaccord. Alors, vous ne trichez pas, vous ne regardez pas sur la réponse du voisin, s'il vous plaît. Un site remplacera entièrement sa page d'accueil par une simple barre de conversation. Plus aucun menu, plus aucune page.
Un site, un site une fois, ou la globalité des sites ?
Non, on part du principe qu'un jour, il y a un site internet qui va se dire "moi, je ne fais plus de page, je n'ai plus de menu, je remplace tout par une simple barre de conversation".
Moins de 10 jours. Ça existe déjà.
Ça existe déjà.
Oui, ça existe déjà.
Oui, oui.
Ok. Non, ça existe déjà. Il y a eu des bons mix aussi. Il y en a qui gardent leur menu principal. C'est un sacré risque. On a tellement... Oui, moi, j'ai trouvé ça... Quand je suis tombé dessus les premières fois, j'ai trouvé ça assez cool.
Tu as un exemple, là ? Tu te rappelles ?
On le mettra... Je pourrais en mettre en exemple dans la description.
Dans la description, oui.
Il y a des sites de documentation et techniques dev où la homepage, c'est juste un espace de prompt.
Un visiteur de moins de 25 ans aura pour premier réflexe de taper une question complète plutôt qu'un mot-clé sur un site. Moins de 10 jours. Il y a un piège, c'est qu'en fait, j'ai dit, on tape une question complète, mais je pense que les gens vont de plus en plus se tourner vers le vocal.
Alors, le vocal, mais honnêtement, moi, là, j'ai plus de 25 ans, malheureusement, mais je commence aussi à récupérer, si tu veux, dans les recherches, moi qui ai fait du SEO toute ma vie, je recommence à poser des questions avec des phrases complètes, un point d'interrogation, ce que j'avais fait depuis très, très longtemps en ligne. Donc, non, non, là, ça va revenir, effectivement, le langage naturel, on va dire, plutôt que les mots-clés.
Ok. Enfin, toujours d'accord, c'est incroyable. Vous allez finir ensemble. Un client demandera à e-Connect de désindexer son site de ChatGPT comme on désindexe de Google aujourd'hui. Ou qu'on demande à Google de désindexer. Un site entier ?
Un site entier, oui. De se dire, moi, je sors complètement de ce truc-là.
On va l'en empêcher, j'espère bien.
J'ai envie de dire jamais. Moins de 10 ans et jamais. Je pense que quelqu'un nous le demandera un jour.
Mais on va l'empêcher de le faire.
Mais on va lui dire de ne pas le faire. Mais disons que ça touche quand même à certains points intéressants. On a de temps en temps des demandes de clients qui nous demandent de désindexer des pages de leur site. Et il faut savoir, pour les gens qui ne sont pas au courant, que c'est possible. Tu as des outils qui permettent de signaler une de tes pages.
Ce n'est pas toujours immédiat ? Non, c'est devenu quand même beaucoup plus rapide.
C'est devenu assez rapide avec un outil qui s'appelle la Google Search Console.
Encore faut-il qu'elle soit setupée.
Voilà, il faut l'installer et ensuite tu peux envoyer ta page.
Pour ceux qui ne le savent pas, c'est une demande que tu fais à Google.
Ça peut être des trucs que tu ne voulais pas afficher et ça peut être des trucs qui sont affichés par erreur. Imagine un dev, par exemple, a créé une wiki interne, par exemple. Et ce truc-là, tu vois, il n'était pas bien protégé par des règles qu'on appelle de no index, de no follow. Et du coup, Google le trouve et commence à l'indexer. Et donc là, en fait, toi, tu ne veux surtout pas que ces infos-là soient affichées sur Google. Et donc tu vas vite aller dire à Google, voilà toutes les URL qui ont wiki-interne, supprime-les de Google pour qu'elles ne s'affichent plus dans le moteur de recherche. Ça peut être aussi des pages, moi j'ai déjà eu des cas avec des pages de profil, avec des informations, des adresses, parce que le robot avait réussi à s'introduire dans des pages du compte client qui n'étaient pas protégées. Donc ça, il faut faire très gaffe et c'est très bon à savoir en fait.
Et parfois même juste des documents périmés.
Oui, aussi.
Ça arrive assez souvent, il faut faire assez attention, surtout quand on a des sites qui touchent le légal encore une fois, de ne pas afficher des documents qui soient périmés et de ne pas mettre en erreur l'utilisateur.
Une entreprise vendra un abonnement à un service 100% sans intelligence artificielle comme argument marketing premium ? À l'image un peu du bio ou du fait main.
Moins de 10 jours. Ça existe déjà. Oui, il y en a déjà. Ça ne m'étonne pas. Je n'en ai pas en tête.
Il y a un côté, il y a toute une vague de personnes moralement, écologiquement anti-IA. Ce sont des arguments que je peux comprendre. Et donc, du coup, il y a pas mal d'entreprises qui surfent un peu sur ce truc.
C'est un peu ce qu'on avait vu, l'anti-Black Friday aussi. Tu te mets en opposition à la...
C'est une position... Moi, je me souviens qu'il n'y a encore pas si longtemps, il y a encore, quand j'étais très jeune, il y a encore 15 ans, tu rencontrais de temps en temps des gens qui étaient anti-Internet, qui n'avaient pas de box Internet chez eux. Aujourd'hui, c'est...
Je vous en parle sur les réseaux sociaux, partout. C'est à entendre.
Non, voilà, à partir du moment, ça devient inévitable.
Un influenceur luxembourgeois se fera passer pour une IA pour faire le buzz et personne ne s'en apercevra pendant plusieurs jours. Plusieurs mois, même, peut-être ? Non, mais je dis luxembourgeois, mais voilà, parce qu'on est au Luxembourg, mais...
Je sais pas, je suis pas assez connaisseur, mais c'est déjà techniquement possible. Après, quand est-ce que ça arrivera, je sais pas.
Est-ce qu'on les... Enfin, je veux dire, nous, on est peut-être habitués, mais toutes les vidéos qu'on voit passer, là, par exemple, typiquement, on est encore... Désolé pour le fait de radoter, mais on est encore au stade de la Coupe du Monde, on voit beaucoup passer des vidéos de faux supporters, enfin voilà, des... Ça, on commence maintenant à avoir l'œil pour dire, oui, ok.
Ça dépend, parfois ça peut être très bien fait. Je ne saurais pas mettre de date, mais oui, je pense.
Dans combien de temps, en fait, on se fera complètement tromper ?
Aujourd'hui, on peut déjà se faire complètement tromper.
Quand c'est bien fait, aujourd'hui, ça peut être trompé.
Maintenant, il y a même des passages de films qui sont faits avec de l'IA, des effets spéciaux qui sont faits avec de l'IA.
Moi, je sais pas, le grain encore, je le vois encore. Je sais pas, c'est peut-être que je suis...
Je crois que tu le vois sur les posts des réseaux sociaux qui sont faits par des randoms, mais quand c'est fait par des pros dans des films hollywoodiens, c'est impossible à voir.
Ok. À moins de regarder le film en 0-1 et de savoir exactement où ça se situe. Alors là, peut-être, mais dans des conditions normales, c'est invisible.
Un site étatique, pas forcément luxembourgeois, mais un site étatique proposera un assistant vocal consultable au téléphone sans écran pour les démarches administratives. Étatique luxembourgeois ou étatique dans le monde ? Dans le monde, mais après, le Luxembourg, c'est un peu le monde entier aussi. Moi, j'ai mis moins de 10 jours.
Moi, j'en ai mis 10 ans. Je ne sais pas si...
En fait, je ne sais pas. Peut-être que j'abuse avec moins de 10 jours.
Il y a peut-être envie de mettre le temps de le développer quand même.
En fait, Google a déjà prévu des choses très intéressantes avec le fait de commander dans des restaurants. C'est ce qu'il montrait à la Google I.O. il y a quelque temps. Où, en fait, quand on appelle un restaurant pour commander, peu importe ce que c'est, c'est une IA qui répond avec un modèle de voix qui est très proche d'une voix réelle et qui pose toutes les questions. À quelle heure ? Où est-ce que vous habitez ? Etc.
Donc, si demain, tu me disais qu'il y avait quelque part aux Etats-Unis ou n'importe où, une entité étatique qui utilisait ce process pour les démarches les plus simples, ça ne me paraîtrait pas... Moi, j'aurais juste mis un délai un peu plus long parce que, en général, les entreprises étatiques sont un peu plus frileuses parce qu'elles n'ont pas le droit à l'erreur. Mais c'est vrai que là, les modèles vocaux, on en a parlé juste avant, j'invite vraiment les gens à aller voir la news du 8 juillet de GPT Live, où il y a des démos. Et donc là, en fait, le modèle n'attend plus, discute en même temps que toi, il peut te parler en même temps qu'il cherche quelque chose, tu peux lui demander autre chose, il va relancer une autre recherche, etc. Il est multitâche, il continue à te parler. Et tu avais aussi le cas, donc il n'y a pas une entreprise étatique, mais de Artisan.co à San Francisco, qui est une startup qui a un assistant vente automatisé par IA. Et une de leurs publicités consistait en fait à, il y avait un numéro de téléphone sur un billboard et t'appelais le numéro de téléphone et en fait tu parlais tout de suite avec leur IA. Et donc l'IA se faisait aussi chef de gérer le processus de sales, de premier contact, etc. Donc tu discutais directement avec eux. Donc c'est possible, effectivement, à voir quand est-ce qu'un état se considérera vraiment bulletproof en se disant tiens c'est sûr que je vais jamais dire de bêtises.
Mais après on peut le faire semi-IA, c'est-à-dire qu'au lieu d'attendre la petite musique d'attente pendant 10 minutes, potentiellement une IA peut prendre le relais et demander les informations de base. Quelle est votre demande ? Quelle est votre situation ? Quel est votre numéro de téléphone ? Pourquoi vous appelez ? En faire un résumé et puis dès qu'un collaborateur décroche, ça donne le résumé au collaborateur, le collaborateur fait rapidement confirmer par la personne. On peut simplifier les process de cette manière-là aussi.
Une IA générative sera citée comme source officielle dans un débat dans la Chambre des députés luxembourgeoise ?
Un truc politique. Je ne crois pas qu'il soit de bon ton de reprendre quelque chose que ChatGPT a dit, même si c'est le cas. Je crois qu'il vaut mieux aller voir la source et donner la source directe.
Justement, je voulais vous amener un peu dans ce débat-là.
Ça peut être intéressant quand même parce que moi, j'ai le souvenir... Quand j'étais, ça devait être au collège, où j'avais interdiction, quand on travaillait sur des rédacs ou des trucs, de citer Wikipédia comme source. Parce que Wikipédia, c'est sur Internet, les gens peuvent raconter n'importe quoi.
J'ai pas connu, moi j'étais sur Universal.
Ça fonctionnait sur CD, sur cassette.
Mais en fait, c'est intéressant. Aujourd'hui, tu te dis, bon, mon ChatGPT, oui, c'est pour l'erreur, ça peut raconter des conneries. Peut-être que dans 10 ans, ce sera complètement sûr et certain.
Un chat GPT sourcé par Wikipédia, on cumule les erreurs.
C'est intéressant.
Ce qui est important de préciser, c'est que là, on arrive dans une phase légale importante cet été. C'est qu'il y a l'entrée en vigueur de l'AI Act. Alors on n'est pas un service légal spécialisé, mais dans les grandes lignes, à partir du 2 ou 3 août, début août, je crois que c'est le 3, on est quand même tenu d'informer que les contenus qu'on propose ont été générés par IA. Très obscur encore de savoir comment ça va se présenter, sur toutes les photos, toutes les vidéos. En tout cas, on va soutenir, on va défendre peut-être la niaiserie, la naïveté des utilisateurs quand on va consommer de l'image, du texte, etc. pour savoir quand est-ce que... C'est important, c'est important de le préciser. Un client payera plus cher pour qu'un humain et non une IA répondent à ses questions sur un site ?
Dans 10 jours, pour moi. C'est déjà le cas.
On parlait des personnes qui monétisent ou qui mettent en avant, en tout cas, le fait du 100% human-made.
J'en mets un exemple, là, pour le coup. Parce qu'on est vraiment dans une grosse vague de maintenant on enlève les...
Je suis certain que... Alors techniquement, je pense que ça existe déjà parce qu'il y a des entreprises qui vendent leurs produits par tiers, des SaaS. Admettons que tu sois à tiers bronze, que moi je sois à tiers platinum. Ça veut dire qu'en fait, toi dans ton interface, quand tu vas avoir une question à poser, tu vas ouvrir le petit chat et tu vas poser ta question et c'est l'IA qui va te répondre. Parce que toi tu payes 15 balles par mois. Moi, je paye 150 euros par mois. Donc, quand j'ouvre la petite boîte, je pose ma question à lire. Par contre, je vais avoir un petit bouton. Est-ce que vous voulez parler à un représentant humain ? Toi, tu ne l'auras pas. Donc, techniquement, je paye plus cher pour avoir accès à un support.
J'avais pas pensé comme ça.
Non, ça, c'est déjà le cas. C'est déjà le cas.
C'est sûr.
Enfin, dernière affirmation, Café Klatsch sera la référence numéro 1 citée par les IA génératives quand on parlera de marketing digital.
C'était déjà hier, ça.
Ok, bon, toujours autant de chauvinisme. Je vois que vous n'avez rien perdu. Merci à tous d'avoir écouté jusqu'au bout. Cet épisode a été produit par E-Connect, donc on les remercie toujours autant. Pour nous retrouver sur LinkedIn, Café Klatsch, la page professionnelle, ainsi que la boîte mail, envoyez à caféklatsch.lu. Je crois qu'elle a été un peu nettoyée, cette boîte. On n'osait plus trop la mettre en avant, mais non, elle est opérationnelle. Donc, si vous voulez venir partager le micro la prochaine fois, d'ailleurs, on a des invités très intéressants. On a vraiment un gros programme qui s'annonce pour la rentrée. Donc, abonnez-vous, mettez 5 étoiles sur Spotify.
N'hésitez pas à aller sur notre tout nouveau site. Vous y verrez aussi tous les intervenants.
Mais oui, ça devait être la news principale, ça. Bien sûr. T'as fait un nouveau site internet et puis on a... Non, mais franchement, on est de très mauvais vendeurs, quand même.
Si vous tapez Café Klatsch sur Google aussi, vous verrez le nouveau site. On a toute une section où on regroupe les intervenants. Donc ça peut être intéressant si vous faites partie d'un business model en particulier. Vous voulez quelque chose qui se rapproche peut-être un peu plus de votre situation. Vous allez dans l'onglet casting et vous verrez toutes les personnes qu'on a déjà eues sur le plateau.
Et s'il y a des sujets qu'on n'a pas encore évoqués, qu'on n'a pas assez creusé ou quoi, bien sûr.
Évidemment, une section contact pour qu'on puisse se serrer la main et discuter autour du micro.
Et il y a un RAG ? Ah, pourquoi pas. Ça marche. Allez, bonne fin de Coupe du Monde à tous.
Merci à tous.
Ciao, ciao, bisous.
- Previsible, 2026 State of AI Discovery Report : étude sur le trafic que les assistants IA renvoient vers les sites
- Google Search Console : outil gratuit de Google pour suivre l'indexation et demander le retrait d'URL
- OpenAI, Introducing GPT-Live : annonce du 8 juillet 2026 du modèle vocal en temps réel
- Artisan : start-up de San Francisco qui propose un agent commercial IA
- Commission européenne, législation sur l'IA (AI Act) : calendrier et obligations de transparence
Tu peux utiliser l'IA pour faire des trucs bêtes. Tu peux utiliser un marteau pour te taper sur le pouce aussi, mais tu vois, ça reste quand même bien pour planter un clou.
C'est des content gaps. En fait, c'est des trous dans le contenu. Et du coup, identifier ça via l'IA, l'améliorer sur le site, va aussi bénéficier à ton SEO plus tard.
Être contre l'IA en 2026, c'est comme être contre Internet dans les années 80 ou 90.