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L'INVITÉ

L'IA va-t-elle tuer l'apprentissage des langues étrangères ?

Saison 4 Épisode 11 43 min 21 septembre 2026

Avec Naouelle Tir · Prolingua.

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Le sujet

L'Invité reçoit Naouelle Tir, directrice générale de Prolingua, dans les locaux de l'école de langues à Luxembourg. Cinq idées reçues passent sur la table : Google Translate aurait réglé le problème, un traducteur dans l'oreille suffirait pour voyager, une IA générative pourrait tenir le rôle du professeur, le métier de formateur serait condamné, apprendre une langue reviendrait à stocker du vocabulaire. Elle défend l'IA comme outil de consolidation des acquis, déjà utilisée depuis deux ans pour préparer les cours, et la culture comme part indissociable de la langue. En ouverture, Apple Plans ouvre sa régie publicitaire.

Chapitres
  • 00:20Introduction et présentation de Naouelle Tir

    Épisode enregistré dans les locaux de Prolingua, à Luxembourg. Naouelle Tir présente l'école de langues, qui aura 43 ans en novembre et enseigne aujourd'hui neuf langues, le luxembourgeois en tête devant le français, l'anglais et l'allemand. Elle détaille le label qualité, audité tous les quatre ans, et l'organisation des cours : collectifs le midi en présentiel, sur Zoom le soir pour les frontaliers, intensifs sur trois semaines le matin.

  • 04:49News : Apple Plans lance sa régie publicitaire

    La brève du jour, préparée par Naïm, fait écho à l'épisode précédent sur les cartes : Apple Plans ouvre sa régie publicitaire, sur le modèle de ce que Google fait depuis longtemps. Les encarts apparaissent en première position, signalés comme sponsorisés et légèrement bleutés, sur tous les appareils capables d'ouvrir Apple Plans. Disponible pour l'instant aux États-Unis et au Canada seulement, sans date annoncée pour l'Europe.

  • 07:27Google Translate a déjà réglé le problème

    Premier mythe. Pour l'invitée, ces outils font très bien le travail à l'écrit mais perdent le sens contextuel à l'oral, là où se jouent les nuances et les malentendus d'une négociation. Exemples à l'appui : une campagne de rentrée où l'IA propose un texte parlant de cours d'EPS, sigle qui n'a pas cours au Luxembourg, et des traductions vers l'allemand que les relecteurs natifs corrigent systématiquement. Le luxembourgeois reste le point faible des modèles.

  • 13:40L'IA et l'apprentissage des langues

    Deuxième mythe : un traducteur dans l'oreille suffirait pour voyager et travailler. Naouelle Tir oppose le charme de la débrouille, avec l'exemple de sa mère partie trois mois en Iran sans parler la langue, et le plexiglas que l'outil installe entre deux personnes. Elle insiste sur la culture, indissociable de la langue et enseignée avec elle. Côté emploi, elle constate un fort retour du luxembourgeois, appris désormais par politesse plutôt que pour le certificat de nationalité.

  • 18:42L'IA générative peut remplacer le professeur

    Troisième mythe, posé à partir d'outils comme Synthesia, capables de générer un professeur qui n'existe pas. Prolingua rencontre chaque apprenant une semaine avant le cours pour cerner son objectif et son niveau, et ses formateurs ont suivi une formation en neurosciences et pédagogie : dans une salle de huit personnes, les profils d'apprentissage diffèrent. L'IA est jugée excellente pour consolider les acquis le soir, pas pour tenir le cours. La discussion passe par Duolingo, Babbel et la question de la discipline.

  • 24:59Le métier de formateur va disparaître

    Quatrième mythe. Prolingua utilise l'IA depuis deux ans pour préparer les cours et créer des exercices ludiques, et revendique autant d'apprenants en 2026 malgré son essor. L'argument central : un modèle de langue est calibré pour approuver son utilisateur, quand un bon professeur pointe l'erreur. Le lien se noue entre le formateur et l'apprenant, pas entre l'IA et l'apprenant. Côté outils, Notebook LM est cité pour décliner un même cours en plusieurs formes selon les élèves.

  • 29:53Apprendre une langue, c'est stocker du vocabulaire

    Cinquième mythe. Pour l'invitée la question ne se pose plus : on se sert de l'IA comme outil de consolidation ou on décroche. Elle décrit l'apprenant qui a envie de travailler sa prononciation un dimanche matin et à qui une application rend service. Puis elle présente les cours de mixologie montés avec un de ses formateurs et le barman de l'Hôtel Royal, autour du vocabulaire des cinq sens, avec des cours de cuisine à l'étude : apprendre une langue et, au passage, rencontrer du monde.

  • 34:07Neuromythes, motivation et marché de l'emploi luxembourgeois

    Dernière partie. L'âge est un neuromythe : un apprenant de 82 ans apprenait l'anglais. La motivation compte pour la moitié du résultat, les groupes sont homogènes et plafonnés à huit, et la mise en situation prime sur les manuels. Sur le marché luxembourgeois, une offre d'emploi à une seule langue n'existe pas, et le luxembourgeois s'impose dès qu'il faut traiter avec une commune ou un ministère. La conversation se clôt sur l'humour, marqueur d'une langue vraiment maîtrisée.

Transcription
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Transcription générée automatiquement : elle peut contenir des imperfections.

L'humain, l'humain, l'humain... D'ailleurs, ça me fait penser à un livre d'un ancien directeur de l'Inserm qui s'appelle La Fabrique du Crétin Digital.

Faudrait le lire. Tu me regardes droit dans les yeux en parlant de crétin digital. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Non, mais...

C'est le retour de Café Klatsch, bonjour les amis, on est aujourd'hui dans les locaux de Prolingua avec Naouelle Tir nous accueille gentiment dans leurs locaux.

Donc bonjour Naouelle Tir. Good to be touched. On va faire l'épisode à moitié en luxembourg. Yeah, no problem. On nous dit souvent qu'on fait des anglicismes et donc encore une fois désolé, aujourd'hui on a le droit. Il n'y a pas de problème sûrement. Quel problème ? Quel problème ? Naouelle Tir, aujourd'hui, on va parler avec toi des langues, l'apprentissage de la langue, et surtout, on va essayer de débattre sur le fait que est-ce que les langues, demain, ça ne sera pas la prochaine victime de l'intelligence artificielle ?

Je sais qu'il y a plein d'idées reçues sur est-ce que c'est encore valable d'apprendre une langue ?

Est-ce que parler luxembourgeois à l'ère de ChatGPT, c'est nécessaire ? pour les gens qui veulent travailler à Luxembourg. Donc, il y aura plein d'idées reçues que je vais vous mettre sur la table et on va débattre ensemble sur pourquoi en fait il y a cette idée-là.

Et on va essayer surtout de les démonter parce que globalement, Prolingua, c'est quoi ? Prolingua, c'est une école de langue qui a été créée par Fernand Voltaire il y a 43 ans aujourd'hui.

Ça fait... Au novembre, ça fera 43 ans. Et M. Voltaire, c'est un linguiste. C'est l'un des premiers à avoir écrit un livre en luxembourgeois qui s'appelle Alos and Array.

Donc je suis la digne héritière de ce monsieur-là, qui est toujours administrateur de la société, ainsi que son mari, et on travaille ensemble depuis 9 ans maintenant. Donc Prolingua, qu'est-ce que c'est ? C'est l'une des plus vieilles écoles de langues luxembourgeoises, dans laquelle on dispense aujourd'hui 9 langues différentes.

Le top 4, c'est évidemment le luxembourgeois, numéro 1. Donc c'est pour ça que je vais démonter tout ce que tu vas dire.

Le luxembourgeois, le français, l'anglais, l'allemand. Et après, on a du russe, du polonais, on a de l'espagnol, d'italien, du portugais, etc. Donc, on a neuf langues. Ça a beaucoup évolué au fil des années, puisque aussi les gens qui sont venus habiter au Luxembourg ont beaucoup évolué.

Parce qu'à l'époque, on pouvait donner des cours de finnois pour des finlandais.

Or, aujourd'hui, ce n'est plus trop d'actualité, en fait. Vous avez un label spécial ? Oui, on a un label qualité qui est donné uniquement aux écoles jugées excellentes.

Le label qualité equals alors il faut savoir qu'on est audité nous tous les quatre ans mais jusqu'à la salle des professeurs jusqu'au sofa de la salle des professeurs et puis on a un deuxième audit tous les deux ans qui est plus plus petit mais on est vraiment un label qualité pour la petite histoire la seule école dans la région qui a ce label qualité si je ne me trompe pas c'est l'université de Louvain donc

on en est super fier On en parle beaucoup, on ne met pas ça en avant à mon goût, mais on en est vraiment fiers parce qu'une langue, ça se vit, ça se parle. Quand on avait discuté pour la préparation de l'épisode, si je ne m'abuse, vous faisiez aussi des cours hybrides, semi... Non, ça, ce n'est pas... Alors, en post-Covid, on avait équipé les salles comme tu peux le voir. Semi-présentiel, semi-visio. Le problème, c'est qu'on est dans un bâtiment qui est... une très très belle maison, mais dans laquelle le son n'est pas optimum, même en mettant des micros sur pied, comme ça. Et puis, ça perdait un peu les gens, en fait.

On avait des gens qui nous disaient, moi, je veux venir en présentiel, et d'autres qui nous disaient, je veux faire des cours en ligne. Alors, on a résolu ça en faisant des cours le midi en présentiel à Prolingua, pour les cours collectifs, et des cours sur Zoom le soir pour ne pas oublier nos petits amis frontaliers qui n'ont pas envie de rester sur Luxembourg le soir,

parfois, parce qu'ils ont des familles, etc. Et puis, ça leur permet de suivre leurs cours avec les mêmes formateurs, puisque nos formateurs sont des employés de Prolingua.

Donc avec les mêmes formateurs, de faire les cours, au lieu de les faire en présentiel ici le midi, ils les font le soir chez eux, tranquillement. Ou au bureau, pour ceux qui n'ont pas le temps.

Et on fait aussi... Ouais, on ne les fait plus les fiches. Et le matin, on fait des cours intensifs sur trois semaines pour des gens qui sont pressés.

Parce qu'on est dans une ère où tout va vite.

Et ça marche très très très bien, les cours collectifs en présent. intensif, ce sont des cours sur trois semaines, donc soit le soir du lundi au jeudi sur trois semaines, sur Zoom, soit le matin en présentiel ici. Puis ça amène un petit peu de monde dans la maison, donc ça c'est chouette, on aime bien, on aime beaucoup. Faut la faire vivre cette petite maison, trois étages avec 15 salles de cours.

Avant toute chose, la petite news du jour et je crois que c'est Naïm qui nous l'a préparée et ça concerne...

Apple Plan et ça fait écho avec l'épisode précédent sur les maps.

Peux-tu nous en dire un peu plus ? C'est ça, donc Apple Plan propose maintenant sa régie publicitaire à l'image un peu de ce que Google fait depuis longtemps avec Google Maps pour arriver en tête des résultats.

Pour l'instant c'est disponible uniquement en Amérique du Nord, Etats-Unis, Canada. Ça va arriver chez nous. Exactement, on a vu les premiers encarts arriver.

Il l'avait déjà annoncé en mars dernier si je me souviens bien.

Et donc on aura des encarts qui seront mis en avant en première position.

dans les propositions d'Apple. Donc une fois que ça arrivera en Europe et peut-être même au Luxembourg, je vous conseille d'y jeter un petit coup d'œil, ça va vous permettre d'être premier, potentiellement vous positionner dans votre secteur de marché et c'est des leads un peu faciles à avoir quand il y a des nouveautés de régie publicitaire de ce genre.

Donc c'est visible sur iPhone, iPad ? Oui, mais au-delà de ça, toutes les machines qui peuvent utiliser Apple Plan peuvent voir cette publicité.

On va bien comprendre que c'est un encart sponsorisé.

C'est ça, donc il est marqué sponsorisé et l'encar est un peu bleuté, il se détache du reste. Une idée de quand ça va arriver en Europe, on ne le sait pas trop. Il n'y a rien qui a été annoncé, ça dépend aussi pas mal à mon avis des tests qu'ils vont faire en Amérique du Nord.

On peut s'attendre dans les prochains mois à voir ça arriver en Europe.

Ok top, merci beaucoup Naïm. Avec plaisir.

Donc aujourd'hui on va parler d'idées reçues.

J'aimerais bien qu'on essaye de débattre. Alors, j'en ai une petite liste. J'en ai cinq, six. Et donc, je vais vous l'annoncer. Ça ne veut pas dire que je suis forcément d'accord, mais je vais essayer de jouer un petit peu l'avocat du diable, forcément, pour vous faire titiller. Et donc, l'idée, c'est d'essayer de comprendre si effectivement, Prolingua mène un vrai combat par rapport à ce genre d'idées reçues ou si c'est totalement faux et qu'en fait,

personne... Personne ne va à l'encontre de ce que je vais annoncer.

Allez, donc les Mythbusters, vous connaissez les Mythbusters ? On va jouer les Mythbusters.

Je ne suis pas préparée. Tu n'es pas préparée ? Je sais, on a dit qu'on faisait dans la spontanéité. Et volontairement, et comme on ne se prépare jamais... C'est important de l'utiliser. On est d'accord. Je ne suis même pas sûr que moi, ma fiche est bien préparée. Toi, tu as des fiches, moi je n'en ai pas. Moi, j'ai des fiches. Je compte uniquement sur mon cerveau et non pas sur l'IA.

Tu fais bien, tu fais bien. Parce que mes collègues, servir de leur cerveau des fois, c'est compliqué. Sympa pour les collègues.

Allez, premier mythe. Google Translate a déjà réglé le problème.

Je remets un petit peu dans le contexte. Avec des outils comme DeepL, ChatGPT, Google Translate, les gens pensent qu'on n'a plus vraiment besoin de parler une langue étrangère pour travailler ou négocier.

Est-ce que c'est vrai ?

Pour moi, un niveau, tu vois, par exemple, à mon sens, le niveau qu'utilisent ces outils pour de la production.

C'est suffisant. Je n'ai pas le sentiment d'avoir besoin de me perfectionner dans une langue supplémentaire dans le cadre de mon travail.

Ça dépend déjà de quel travail tu fais. L'outil Google Translate, en fait, tous les outils qu'il y a, et c'est là où on va peut-être moins débattre que ce que tu pensais, moi je pense que ce sont de superbes outils, à partir du moment où ça reste des outils. Aujourd'hui, la plupart de nos apprenants utilisent Google Translate, DeepL, etc. Tous ces outils-là, parce qu'il faut s'en servir, ça fait partie du temps de notre époque, etc. parfois ça fait le job très très bien, à l'écrit surtout. Après, à l'oral, c'est une autre paire de manches. C'est-à-dire qu'à l'oral, quand tu es dans une négociation, et tu donnes un superbe exemple à la négociation, tu as des nuances, tu as des incompréhensions, tu as des malentendus, tu as tout plein de choses.

Le sens contextuel, tu le perds. Quand tu contextualises une négociation, pas plus tard que ce matin, j'étais en rendez-vous avec une société qui veut prendre des cours de langue en allemand, en français et en anglais. Quand tu négocies à ce moment-là, T'as tout. Tout un tas de choses qui rentrent en ligne de compte, pas uniquement la langue. Il y a aussi la façon de parler, la façon de t'exprimer, les nuances. L'autre qui ne parle pas forcément ta langue. Et puis n'oublie pas une chose, c'est qu'on est dans un pays où il y a 170 nationalités avec des différences culturelles énormes.

Et en fait, quand on t'enseigne une langue chez Prolingua, on va t'enseigner toute une culture qui va derrière. Et ça, Google Translate ne te l'apprendra jamais. En tout cas, pas actuellement. Mais il ne faut pas oublier qu'une langue, c'est quelque chose qui se vit, qui se parle, qui se ressent. Il y a tout un contexte derrière. Tu ne vas pas apprendre une langue à quelqu'un qui fait de l'audit comme à quelqu'un qui est chef dans un restaurant.

Là, je ne parlais pas dans le typique basique.

Pour rebondir sur ça, moi qui utilise quand même ces outils dans la production, par exemple dans les créations de campagnes publicitaires multilingues, effectivement, il y a une étape où moi, je ne parle pas à toutes les langues, toutes les campagnes ou tous les clients. Donc des fois je vais avoir recours à de la traduction via Google Translate ou via DeepL.

Et là c'est plus efficace qu'un humain en termes de vitesse. Alors en termes de vitesse, mais en fait c'est... C'est quasiment impensable pour moi aujourd'hui d'envoyer un texte traduit par Google Translate sans proofreading de quelqu'un qui parle réellement la langue,

par quelqu'un qui parle la langue et qui a connaissance. J'ai un exemple tout bête qui tient aussi à ça.

Il y a quelques jours, pour une campagne de rentrée, Claude m'a proposé un texte en français pour une campagne au Luxembourg qui parle des affaires pour les enfants pour les cours d'EPS.

Sauf que EPS, c'est français, ça n'existe pas. C'est pour ça que le contexte est super important. Moi j'étais faire... Bon, sur ce coup là je le savais. Mais tu vois, pareil, quand je traduis des campagnes et des textes en allemand, j'ai honnêtement pas un exemple sur les deux dernières années des relecteurs qui n'ont rien changé à une traduction française vers allemand faite par Google Translate.

Mais nous, c'est notre quotidien, c'est-à-dire qu'on fait beaucoup de campagnes de publicité sur LinkedIn, sur... Notre agence nous fait tout pour fluider.

Et c'est super important. Moi, les textes en luxembourgeois, les textes en allemand, je les fais lire par des natifs. C'est pas moi qui les relis. C'est pas mes collaboratrices. Ce sont nos profs qui les relisent. Parce qu'une chose est dite en français, si tu la traduis en allemand, peut-être qu'elle n'aura pas la même structure, pas la même portée, pas le même impact. Et tu peux même faire des erreurs énormes. C'est d'autant plus applicable sur les... Oui, ça peut être très dangereux. Des fois, ils se plantent. Complètement. Sur des domaines d'activité très spécifiques qui vont utiliser un vocabulaire, le juridique, le médical, des choses comme ça. Ou sur des mots qui...

Ou des contresens. Oui, qui devraient coller, mais... Les faux amis en anglais, on en a un. C'est ça, ça dépend du contexte. Si on veut communiquer avec un ami ou avec son collègue en interne qui est par exemple anglophone, avec mes deux, trois mots d'anglais plus DeepL ou Google Translate, ça va faire le taf. Si je veux mettre du texte sur ma page produit en anglais et en allemand et que je me sers uniquement de Google Traduction, ça risque d'être un peu bof et de faire pâtir l'image de ma marque.

Donc ça fait gagner du temps, si tu veux. Pour la personne qui doit faire la relecture, c'est plus simple de relire et de changer les quelques petits trucs, les petites bricoles qui ne fonctionnent pas.

Mais en fait, c'est jamais parfait. Pour tout ce qui est nuances, sensibilité. Puis là, vous parlez beaucoup de l'écrit. Mais dès lors que moi je me place au Luxembourg, dans un contexte luxembourgeois, où encore une fois tu as 170 nationalités, tu peux parler avec ton petit collègue en anglais avec Google Translate, etc. Si t'as envie de te faire ami avec lui, si t'as envie de sortir un soir avec lui, tu vas utiliser Google Translate pour parler avec ?

Vous me faites un pont d'or sur le deuxième lit justement.

Je suis un peu fortune teller. Ouais, c'est incroyable, c'est incroyable. Et il y a ça aussi, c'est que les IA sont aussi assez mauvaises en luxembourgeois.

comparées aux autres. Elles sont quasi inexistantes. Elles étaient mauvaises, mais elles s'améliorent tout doucement. Elles s'améliorent, mais des retours que j'ai des clients qu'on a, c'est que le luxembourgeois, c'est toujours très compliqué. Parfois, ça ne vaut même pas le coup de faire du proofreading, ils préfèrent écrire les textes tout seuls plutôt que d'utiliser les textes.

Pour résumer cette question-là, je pense que l'IA t'aide beaucoup à gagner du temps.

Après, il faut toujours un humain derrière, au cœur. Mais ça, c'est ma phrase fétiche. Ok, l'humain, D'ailleurs ça me fait penser à un livre d'un ancien directeur de l'Inserm qui s'appelle La Fabrique du Crétin Digital.

Faudrait le lire. Tu me regardes droit dans les yeux en parlant de Crétin Digital, je sais pas comment je dois le prendre. Non mais, c'est un livre que j'ai prêté à plusieurs personnes qui en sont ressorties mais complètement stupéfaits.

La Fabrique du Crétin Digital.

Prochain mythe, avec l'IA, plus besoin d'apprendre une langue étrangère.

J'entends par là, les gens peuvent dire parfois qu'un traducteur dans l'oreille suffit pour vivre et travailler n'importe où.

On est plus dans l'oral. On n'a plus besoin d'investir autant de temps. pour apprendre. Notamment quand tu pars en vacances, par exemple. C'est toujours pareil. C'est toi et ta curiosité intellectuelle. Si t'es un abruti, reste un abruti. De toute façon, que t'apprennes une langue... Excusez-moi, mais ça, c'est la vérité. Je trouve que la culture du digital ne permet plus à qui que ce soit de ne pas avoir accès à la culture.

Donc, on n'a plus aucune excuse aujourd'hui pour ne pas avoir accès à la culture.

C'est-à-dire que quand tu cherches quelque chose, tu y as accès dans la seconde. Maintenant, de dire que... quand t'es dans un contexte particulier t'es au Japon et que tu as un truc dans l'oreille qui te dit mais où est la nuance,

où est la sensibilité où est l'humeur, où est le charme mais tu penses pas que ça a quand même son utilité dans le sens, je pensais exactement au même exemple que toi, donc un de ces quatre je vais aller au Japon, je sais pas peut-être c'est mon voyage de noces avec ma femme j'ai pas, tu vois je vais y passer un certain temps, peut-être deux semaines, trois semaines j'ai pas nécessairement d'affinité pour la culture ou quoi, je veux découvrir le pays faire un beau voyage Merci.

Je vais pas investir, je sais pas, peut-être un an de ma vie, tu vois, à apprendre le japonais, donc sur le moment quand je... pour me débrouiller un peu, vite fait, réussir à commander dans un resto ou quoi, ça reste un outil. Alors je vais te donner un contre-exemple, ma maman et mon beau-père sont partis trois mois en Iran il y a quelques années.

Ma mère ne parle ni anglais, ni farsi, ni voilà. Et elle me dit, j'ai réussi à communiquer avec le peuple iranien avec mes yeux.

J'ai réussi à me faire comprendre, j'ai réussi à être accueillie chez des gens qui m'ont invité.

C'est un peu comme, tu sais, j'irai dormir chez vous.

et je trouve que le charme de la débrouille c'est magnifique après effectivement c'est un super outil si tu vas dans un magasin et que tu as besoin de traduire mais tu ne parles pas une langue tu la

traduis il y a un gros plexiglas quand même entre la personne et toi parce que ne serait-ce que le fait que tu parles que ça passe dans un outil

qu'il le renvoie, et il n'y a pas ta voix, c'est pas un humain qui lui reparle, qui le repasse dans un... Il n'y a plus l'aspect culturel, il n'y a plus... Je pense que c'est mieux servi dans un restaurant japonais si tu essayes de prononcer deux, trois mots en japonais que si tu sors ton mot. Bien sûr, c'est pas en apprenant une langue pendant un an, peut-être que tu vas parler couramment japonais, ça prend plus de temps que ça, mais le fait d'apprendre quelques mots, déjà, c'est vachement chouette. Et moi, je pense qu'il y a aussi la culture qui fait partie de la langue, et je reviens vraiment là-dessus.

Tu vois, par exemple, il y a quelques années, j'ai une amie à moi qui, justement, vivait au Japon. Elle m'a dit, tu vois, Naouelle, toi au Japon, ça n'irait pas. Et je lui dis, pourquoi ça n'irait pas ? Elle me dit, parce que tu regardes les gens droit dans les yeux. Et dans la culture. Une langue, c'est aussi la culture. On enseigne la culture. Mais ça, je ne reviendrai pas de ça. Parce qu'il y a toute une culture qui va avec. Nous, par exemple, nos enseignants au Luxembourg, ils vont t'apprendre quelles sont les fêtes principales.

Qu'est-ce qu'il faut faire à ce moment-là ? Pourquoi on va manger ça à ce moment-là ? Ça fait partie de la culture.

La langue fait partie de la culture. Et la culture fait partie de la langue.

J'imagine que cet espèce de multilinguisme-là est de plus en plus recherché par les employeurs.

Les clients que vous avez, j'imagine que c'est aussi parce que c'est souhaité par les employeurs.

Il y a un très très grand retour luxembourgeois. On est face à des gens qui auparavant apprenaient le luxembourgeois pour faire les 24 heures, parce que ça faisait 20 ans qu'ils habitaient ici, et qu'ils voulaient juste avoir le papier, le certificat des 24 heures pour avoir la nationalité luxembourgeoise.

Or aujourd'hui, on est face à des gens comme moi, qui habitent ici depuis 18 ans, qui a passé le Sproochentest, qui je l'ai réussi, et qui continuent les cours de luxembourgeois par...

Mais par décence, par politesse, je vis dans un pays qui à la base n'est pas le mien et j'ai envie de parler avec mes voisins dans leur langue.

C'est quand même la moindre des choses. Tu vas rater des discussions à la machine à café 9 fois sur 10 si tu ne parles pas la langue. C'est clair. Et encore une fois, on est dans un pays où il y a tellement de nationalités que là ce matin, encore ce rendez-vous, c'était la langue de travail, c'est le français. Mais tu as des Allemands qui travaillent là-bas et ils veulent aussi parler avec leurs psychologues parce que le travail, c'est quand même le lieu dans lequel tu passes la plupart de ton temps.

Et t'as envie de créer du lien. Créer du lien en parlant une langue, c'est chouette quand même, non ? Ou alors on s'ignore toute la journée et on parle chacun dans son coin.

Il y a aussi l'avantage pour l'apprentissage. Tu donnais l'exemple du Japon tout à l'heure. Peut-être qu'à 30 ans, avant que le Wi-Fi se démocratise et avant les IA... pour apprendre les rudiments de japonais avant d'aller au Japon, pouvoir dire bonjour, merci, s'il vous plaît, il fallait peut-être plus chercher, aller chercher des livres, etc. Que là, tu peux te faire une petite antisèche rapide sur Google ou sur un lien n'importe laquelle, et pouvoir te débrouiller avec les rudiments. Je pense que les choses, elles ont juste évolué. Auparavant, à mon époque, moi j'ai 50 ans, on allait chercher les mots dans un dictionnaire. Aujourd'hui, on va les chercher sur Google, on va chercher des définitions.

Je le fais tous les jours avec ma fille, elle a 12 ans. Il faut vivre avec son époque, moi je ne suis pas contre l'IA, mais bien au contraire. Donc c'est pour ça que je te dis qu'il n'y aura peut-être pas forcément un débat. Je trouve que l'IA a une réelle utilité, mais je pense que le cerveau de l'IA, ça doit rester l'humain. Oui, là-dessus, je pense qu'on est bien alignés. Et tu penses que l'apprentissage passe toujours forcément mieux via un humain ?

Parce que l'IA aujourd'hui, si tu veux, est capable de générer avec des outils comme Synthesia par exemple.

Oui, oui. Tu m'affiches là. Pourquoi ? parce que c'était le mythe numéro 3 les IA génératifs bah pardon donc voilà en fait certaines IA sont capables de générer un personnage qui n'existe pas qui joue le rôle de prof donc tu peux techniquement avoir un cours en ligne avec un professeur mais virtuel,

est-ce que ça selon toi ça impacte la capacité à apprendre la capacité à être attentif à être aussi peut-être plus intéressé par ton cours parce que

En face de toi, tu as une personne humaine plutôt qu'un robot qui n'existe pas.

Ça, ça a lieu pour toi ? Alors, je vais répondre à deux choses à cela. En fait, nous, avant de faire des cours, par exemple pour les cours sur mesure, avant de faire un cours, on rencontre tous nos apprenants une semaine avant la mise en place du cours.

Pourquoi ? Pour leur demander pourquoi ils veulent apprendre une langue, pour leur demander quel est l'objectif, et en plus, on va leur parler uniquement dans la langue pour voir un petit peu quels sont leurs...

Le niveau tout de suite. ...si ils ne sont pas débutants, et pour voir leur niveau. Donc on va faire des cours sur mesure adaptés à la personne. Les formateurs, l'année dernière, ils ont eu une formation en neurosciences et pédagogie.

C'est-à-dire que dans une salle, tu peux avoir huit personnes. Tu en as un qui va être kinesthésique. Tu vois, tu vas le toucher. Dans un autre, il va être visuel, tu vas lui mettre des couleurs. Quid d'une intelligence artificielle ? Moi, je pense qu'une intelligence artificielle, elle est bien pour consolider les acquis de l'apprenant.

C'est-à-dire que quand tu rentres le soir pour réviser, pour te faire parler un peu plus, pour faire des exercices, pour t'entraîner, c'est génial. Après, encore une fois, le prof, il est là parce qu'il connaît les failles, il connaît là où ça va bien, il sait là où il faut vraiment pousser et focus.

Ah tiens, j'ai utilisé un anglicisme. Et après l'IA, je pense que c'est très bien. Nous, on a une plateforme qui est faite avec des exercices autocorrectifs.

On utilise Kahoot, on utilise Wordwall. Et c'est hyper ludique. Ne pas oublier aussi une chose, le jeu. Le jeu avec l'IA, c'est génial parce que les apprenants, ça leur permet... Tu penses quoi de Duolingo ? Ben, Duolingo, moi j'ai téléchargé Babbel pour l'italien parce que je l'ai appris toute seule.

Eh bien, je n'ai pas la discipline d'aller tous les jours sur Babbel alors que quand c'est un prof qui vient à la première cours de luxembourgeois...

Je fais mes devoirs à la maison et je la vois toutes les semaines.

Ça te responsabilise ? Ça me responsabilise. C'est pareil comme les cours en ligne. Tu as deux écoles, tu as des gens qui aiment bien faire leurs cours sur Teams. Et puis, le problème qu'on a remarqué, nous, avec nos formateurs, c'est que souvent, les cours sur Teams, l'apprenant n'a même pas sa caméra. Donc, pour le corriger, ce n'est pas possible. Ou alors, il est comme ça, en train de taper des emails en même temps qu'il fait le cours. Tu vois, alors qu'un cours en présentiel, et finalement, il y a un gros, gros retour au présentiel, chez nous, en tout cas chez Prolingua, qu'on constate, qui fait que, écoute, les apprenants...

aiment le présentiel. Donc en plus, quand tu as des typologies de personnes différentes avec des apprentissages différents, il faut que le prof c'est quand même son métier, puis il a étudié pour ça. Et l'IA, encore une fois, ça peut être un super consolidateur d'AQ.

Pour avoir essayé de Prolingua, j'ai tenu six mois, et en fait, tu apprends du vocabulaire sur le moment, parce qu'il y a ce côté ludique que tu disais, donc quand tu apprends une toute nouvelle langue, tu apprends très vite plein de vocabulaire. Et après... J'ai tenu six mois, j'y allais tous les jours parce que j'étais très motivé.

Mais après, effectivement, ce qui m'a vraiment manqué, c'est le côté pratique. Se dire, ce vocabulaire, je l'ai, à part dire comment je m'appelle et je suis français.

Ça va peut-être me dépanner pour interpeller quelqu'un dans la rue en Italie, parce que c'était l'italien pour le coup, mais je ne saurais pas converser avec quelqu'un. Et je trouvais que ça, ça me manquait. C'est la conversation. Le but d'apprendre une langue, c'est de pouvoir converser. En fait, c'est de comprendre et être compris. Moi quand je vais en Italie, le fait de parler l'italien, c'est quand même magique, tu te retrouves à 1000 km d'ici et tu t'es compris.

C'est pas avec une app que j'ai appris l'italien, c'est parce que j'ai fait du latin à l'école d'ailleurs.

Et le fait que les IA, je résume à ChatGPT et Claude, les gens qui travaillent sur ces IA concentrent beaucoup leur force pour soigner de plus en plus les langues comme l'anglais ou le français.

Est-ce qu'il n'y a pas... Une espèce de course un peu déséquilibrée pour les autres langues comme le luxembourgeois, en disant ouais mais c'est peut-être moins important parce qu'il y a moins de gens qui en parlent.

Ah bah c'est vrai. Est-ce que du coup, je vais aller jusqu'au bout de l'analyse, est-ce que plus les gens vont se concentrer pour soigner un anglais parfait, un français parfait, parlé par les IA, qu'à un moment donné, dans le monde du travail, tout le monde va finir par parler anglais ou français ? voire espagnol, mais encore l'espagnol, je ne connais pas trop. Mais on y est déjà. On y est déjà, on est face à une génération qui parle extrêmement bien l'anglais.

Le français de mieux en mieux, c'est encore pas parfait. C'est une vraie perte de vitesse, par exemple, pour les gens. C'est pas une perte de vitesse, c'est une concentration. Pour la culture luxembourgeoise, par exemple, la langue luxembourgeoise. Ça n'empêche pas que la langue luxembourgeoise est la numéro un.

C'est la numéro un. C'est la numéro un. C'est tout socialement. Quand tu vis dans un pays, tu parles la langue. Tu t'es arrêté par la police, tu parles luxembourgeois, ça te fait gagner 5 minutes. C'est du vécu. Et puis, ce n'est pas tellement que les IA mettent les plus petites langues de côté.

C'est qu'elles sont entraînées avec le web actuel.

Et dans le web actuel, il y a plus d'anglais que de luxembourgeois. Exactement. Et puis, je ne sais pas si vous avez vu tous les scandales, mais ils achètent des livres qui brûlent après, qui déchirent. Dans les livres, s'il y a 100 livres, il y en aura certainement 60 en anglais, peut-être 30 entre le français et l'espagnol. Et puis 10 dans les autres langues. Tout à fait. Puis le retour sur investissement sur une app en luxembourgeois et sur une app en anglais, évidemment, il faut aussi parler de l'aspect finance.

Mais moi, si j'avais identifié une app qui faisait le job, je l'aurais déjà mise en place chez Prolingua.

Parce que je pense aux apprenants, puis en plus, on est face à des apprenants. Quand je suis arrivée il y a 9 ans, on était face à des apprenants qui avaient entre 35 et 45 ans.

Aujourd'hui, nos apprenants, ils commencent à 20 ans ici. Donc, tu ne vas pas t'intéresser avec un apprenant qui a 20 ans.

C'est pour ça d'ailleurs qu'on a... intégrer l'IA dans le process d'apprentissage, parce que tu ne vas pas t'adresser à un apprenant qui a 20 ans comme tu vas t'adresser à un apprenant qui a 60 ans.

Ce n'est pas la même approche, encore une fois, et c'est là où le prof fait la différence, c'est qu'il sait comment il va parler, ce qu'il va intégrer comme exercice, comme vocabulaire, etc. C'est vraiment du sur-mesure.

Alors du coup... Prochain mythe, parce qu'encore une fois, une belle transition, la jeune génération. Est-ce qu'eux sont beaucoup plus à l'aise, ou en tout cas, ils ont peut-être adopté encore plus vite que nous, les réflexes de l'IA ? En quoi un formateur de langue, ça ne va pas devenir un métier en voie de disparition si les nouvelles générations qui arrivent utilisent de plus en plus des outils comme l'IA,

sachant que tu demandes une traduction, ça peut être fait instantanément.

Ça revient à ce qu'on disait avant. c'est-à-dire que l'IA sera toujours... Mais vous avez quand même beaucoup de demandes, en fait, tu dis, t'as beaucoup de jeunes qui arrivent, donc... Non, c'est pas qu'on a beaucoup de demandes, on a beaucoup de jeunes qui sont là et qui apprennent chez Prolingua, mais beaucoup plus que ce que tu pourrais croire, et qui ont la méthode reste la même, sauf qu'on a déjà introduit, nous, depuis deux ans, l'IA pour la préparation des cours, parce qu'ils gagnent du temps, c'est-à-dire qu'un prof, quand il va aller, je sais pas moi, pour des agences enseignées, pour des gens qui font de l'immobilier, du retail, par exemple, il faut avoir un vocabulaire, donc le prof, là, pas forcément, même si les profs sont formés tout au long de l'année.

Donc pour la préparation du cours, il va gagner du temps. Pour les exercices au niveau ludique, il va mettre de l'IA évidemment, ça fait déjà deux ans qu'on le fait. Nous on n'est pas ennemis avec l'IA, on l'utilise comme outil de consolidation des acquis.

C'est pour ça que ce n'est pas une peur réelle et puis en plus même dans nos profs, l'avantage c'est qu'on a des profs de tous âges. Donc il y a une vraie transmission et donc en fait il y a un vrai échange.

Encore une fois la force de Prolingua c'est que nos profs sont des profs qui sont employés.

Donc ils ont une salle des profs en bas. Et ils discutent de plein de techniques, ils ont même la journée de Teachers Day au mois de janvier, ils ont des repas d'équipe tous les trimestres, donc ils ont le temps d'échanger entre eux pour pouvoir dire, tiens, je suis allé chez tel client, les apprenants ont des difficultés, tiens, moi j'ai mis ça en place, etc. Ça peut être de l'IA, ça peut être n'importe quoi. Et ils n'ont pas eu peur à un moment donné de la potentielle perte de volume de gens à former ?

Certains sont convaincus qu'ils arrivent à s'entraîner tout seuls.

Non, parce que la preuve en est, en 2026, on a toujours autant d'apprenants, malgré l'essor de l'IA.

Mais comme on n'a pas été, comme certaines autres écoles de langue qui sont allées contre l'IA, nous on prend le virage de l'IA, et s'il faut encore implémenter d'autres outils d'IA chez Prolingua, on le fera, toujours avec le formateur au cœur de l'apprentissage.

Tu sais, je réfléchissais là aussi, je pense qu'un des côtés néfastes...

de l'IA en tant que formateur ou prof, c'est qu'on parle souvent de ce côté où l'IA, tu sais, « Oh, you're absolutely right ! » Le côté Yes Man. Ce côté où l'outil, en fait, il est là pour te dire « Oui, oui, c'est toi le meilleur, t'as une super bonne idée. » C'est agaçant. Mais en fait, ces outils sont faits pour capter ton attention, pour que tu y restes. Et je pense qu'on l'a tous vécu. Moi, j'ai des souvenirs de profs qui étaient des bons profs, mais ils me saoulaient. Ils me disaient des trucs que je ne voulais pas entendre. Ils me pointaient du doigt une erreur.

Et ça, je me demande à quel point, tu vois, si je dis à Claude, voilà, maintenant, tu es mon prof de français, mon prof d'anglais, à quel point il va être capable de jouer ce rôle, de me dire non, non, ça, c'est faux. Là, tu t'es trompé. Il est calibré pour ne jamais faire ça. Et puis, le feedback, et puis, ça revient donc encore au point de ce que je vous disais tout à l'heure, dans une classe de 8 ou 5 apprenants, tu as 5 apprenants qui apprennent différemment.

Moi qui est quelqu'un qui va me dire « Ouais, black girl, what's wrong with you ? » Ça va m'agacer. Puis il y en a d'autres qui sont hyper scolaires, qui ont besoin de suivre le livre, de comprendre pourquoi on est à 7 pages du livre. Mais c'est du vécu ce que je vous dis. Donc le formateur est là, parce que là vous parlez de cours individuels, mais on n'a pas que des cours individuels. On va en société, dans les entreprises du Luxembourg, on a des cours jusqu'à 8 personnes, c'est le max. Et dans cette classe-là, tu as quand même 8 façons d'apprendre différentes.

Et le prof fait vraiment la différence. Moi, j'ai des apprenants qui me disent, tiens, j'ai eu cours avec un tel, je veux garder un tel. Est-ce que ce serait possible d'avoir l'autre module avec un tel ? Parce qu'il y a vraiment un lien humain. On parle d'humain, encore une fois, il y a un lien qui se... Même si le prof utilise l'IA pour faire des exercices, pour donner un peu du rythme à l'apprentissage, le lien, il se fait entre le formateur et l'apprenant. Pas entre l'IA et l'apprenant. Et ça, pour le coup, tu as des outils d'IA qui, peut-être, sont plus adaptés. que les LLM. Je sais que moi, j'ai utilisé un petit peu, j'ai quelqu'un dans ma famille qui est une prof d'anglais, de prof de français à l'étranger.

Et je lui avais montré l'outil Notebook LM de Google, où en fait, elle avait fini par générer un notebook pour chaque élève qu'elle avait dans sa classe pour,

comme tu disais, il y en a qui apprenaient mieux en lisant, il y en a qui apprenaient mieux en écoutant. Et donc là, elle s'était servie de ça pour avoir le même cours, mais dispensé de 5 ou 6 formes différentes.

qu'elle pouvait générer vachement facilement et suivre le notebook de chaque élève avec ses questions, avec ses... C'est ce que font les formateurs ici. C'est un vrai travail. Et grâce à l'IA, si tu veux, t'arrives à créer des propres outils pour toi en tant que formateur qui te permettent de t'adapter à chaque apprenant.

Et ça, c'est génial. Donc, on n'est pas contre l'IA. Encore une fois, c'est un outil. Moi, je n'ai jamais dit que vous étiez contre. Non, mais tu dis, on va débattre. Non, on va débattre, oui. En fait, l'idée, c'était aussi de comprendre pourquoi certaines personnes pensent que...

Apprendre une langue, c'est simplement stocker des mots et du vocabulaire.

Pour ça, j'ai besoin que d'une appli, je n'ai pas besoin d'un formateur. Donc pour moi, le métier de formateur, ça peut être doué à disparaître. Je pense que c'est une discussion qu'on aurait pu avoir il y a 3-4 ans.

Maintenant, on est dans l'IA. Donc de toute façon, tu n'as pas le choix. Soit tu es avec, soit tu es out. Tout simplement. Donc soit tu le fais intelligemment et tu as compris que l'humain est au milieu, et je ne vais pas le redire, mais soit tu l'as compris, soit tu ne l'as pas compris. et soit tu te sers de l'IA comme un outil de consolidation, d'apprentissage supplémentaire en fait moi j'ai toujours dans la tête ma vie par exemple si je me mets à la place de l'apprenant moi ma vie par exemple dimanche matin je vais me lever à 8h,

9h, je vais me prendre un thé tiens j'aurais peut-être envie de faire du luxembourgeois c'est ce qui m'est arrivé dimanche matin j'ai fait des exercices de luxembourgeois et puis je me suis dit c'est dommage j'arrive pas à prononcer ça s'il y avait eu une app j'aurais pu travailler un peu plus dimanche

Alors j'ai travaillé mon écrit, j'ai fait mes exercices et je me mets toujours à la place de l'apprenant qui se dit « bah tiens, moi j'aimerais bien parler un peu plus l'anglais ce week-end, bah tiens, c'est StayNap qui t'aide aussi, ça consolide. » En fait, il y a le travail du prof pendant le cours, les exercices qu'il te donne et ce dont toi tu as besoin en plus qui est propre à chacun.

Et une IA, pour ça, c'est top. En termes d'événementiel aussi, tu t'organises des événements, enfin je ne sais pas comment on peut appeler ça, C'est des événements, des... des sessions, des workshops avec les apprenants sur une thématique.

Je trouvais ça super intéressant. Oui, j'ai lancé, en fait, il y a un an de ça, j'écoutais l'Essentiel Radio, pour ne pas les nommer. Et en fait, j'ai entendu qu'un des barmans de l'Hôtel Royal avait gagné le prix du meilleur bar.

Oui, Mixology. Et je me suis dit, il y a un truc à faire avec les cours d'anglais peut-être. Et en fait, on a eu beaucoup de succès toute cette année avec les cours de Mixology qu'on va relancer à l'automne.

Et en fait, les gens viennent. Alors, il faut qu'ils aient quand même un niveau B1. Ça marche comment ? Il faut vraiment qu'ils aient un niveau B1. Et tu t'inscris chez nous, enfin en ligne, pour faire un cours de mixologie avec Craig, qui est un de nos formateurs qu'il a depuis des années, comme beaucoup de nos formateurs d'ailleurs. Et il a préparé avec le barman du Royal, l'Hôtel Royal, avec la gentillesse de l'accueil de l'Hôtel Royal, pas pour leur faire de la pub, mais c'est la vérité, un cours de mixologie qui a lieu une fois par mois. Donc, ce sont des gens qui se rencontrent. autour de la fabrication d'un cocktail.

Mais ce n'est pas que boire des cocktails. D'ailleurs, il y a tout un vocabulaire autour des cinq sens. Et là, on travaille. Le prof a fait un travail génial autour des cinq sens.

Et là, l'idée, ce serait aussi de faire des cours de cuisine. Qui donne le cours ? C'est le barman ? Non, le barman explique l'histoire du cocktail.

Et après, Craig fait tout le cours avec ce barman-là. En fait, il travaille en binaux, mais c'est génial. Et on va peut-être lancer des cours de cuisine aussi autour des langues.

Parce qu'en fait, il y a aussi quelque chose d'autre à Luxembourg, c'est que les gens ne se connaissent pas et ne se rencontrent pas beaucoup.

Parce qu'en dehors du travail, finalement, qu'est-ce qu'on fait ? On fait le métro, le boulot, le dodo. Et le fait de faire des cours de langue autour de la mixologie, autour de la nourriture, etc., ça fait qu'il y a des gens qui se rencontrent. C'est tout bête, hein ? Ça rajoute un côté ludique, on ne peut pas avoir par team, on ne peut pas rien. Et mine de rien, t'apprends un vocabulaire complètement différent, des expressions complètement différentes quand tu fais un cours de mixologie ou quand tu vas faire un cours de cuisine.

En résumé, qu'est-ce qu'on peut dire pour me convaincre, moi, par exemple ? Qui parfois a l'impression qu'apprendre une langue c'est plus une épreuve qu'une véritable expérimentation.

Pour se dire, si on a quand même besoin peut-être de parler la langue du pays où on travaille.

Parce que moi je ne parle pas le luxembourgeois, je l'apprends à travers mon fils. C'est immédiat. Et du coup, je ne dis pas que c'est trop tard pour moi. Mais par contre, moi j'ai un fils qui va avoir 5 ans. Il démarre l'apprentissage du luxembourgeois dès la maternelle.

C'est top. Oui, il parle déjà presque mieux que moi.

Donc je ne peux plus trop le corriger. Je peux dire non, tu dis n'importe quoi. Mais oui, en gros, comment on peut convaincre si les gens hésitent encore de franchir le cap et de se dire non,

je peux m'investir pour apprendre le langage. Alors déjà, il y a beaucoup de neuromythes, notamment celui de l'âge. Il n'y a pas d'âge pour apprendre. Nous, on a eu un apprenant dernièrement qui avait 82 ans et qui apprenait l'anglais.

Un vieux monsieur adorable, non je pense pas mais vraiment il avait envie d'apprendre ou des gens qui partent à la retraite qui se disent ben voilà c'est le moment pour moi d'apprendre une nouvelle langue,

je vais aller en Espagne, je vais aller en Italie donc je vais apprendre cette langue là.

Déjà il n'y a pas de, il y a beaucoup de neuromythes, il n'y a pas d'âge, date limite pour apprendre l'apprentissage d'une langue et puis après il faut changer de mindset, il n'y a pas de mauvais apprenants, il n'y a que des mauvais profs. Après une langue c'est 50% la motivation de l'apprenant. Ça, il ne faut pas l'oublier. Moi, je peux te donner le meilleur prof d'italien. Si toi, tu n'es pas motivé, tu ne travailles pas à côté, ça ne sert absolument à rien. De toute façon, vous le testez, j'imagine, comme tu disais, quand tu prends l'inscription. Puis moi, j'ai des retours de profs. Il y a un taux d'abandon ?

Non, il y a quand même des gens qui abandonnent ou pas ? Non, très, très peu. Quand les gens se lancent dans une langue, en général, ils continuent. Mais tu vois, t'as beaucoup de gens qui sont absents de par leur travail ou par manque de motivation et ça tu le sais tout de suite, nous on a les retours des formateurs qui nous disent bah tiens, tel apprenant n'est pas là depuis trois sessions, qu'est-ce qu'il se passe ? Mais en règle générale, si t'es motivé et que t'as le formateur qui va bien, y'a pas de raison. Moi je les entends rire en cours et ça, je trouve que quand tu ris en apprenant...

Ouais, tu passes un bon moment. C'est que tu passes un bon moment. Tu te sens pas à l'école. Et on n'est pas, on n'est pas... Et si on fait pas un parcours académique, même si on suit le CEFR, c'est-à-dire A1, A1, A1, A2, A2, A1, etc. Mais on n'est pas une université, on est une école de langue et les gens qui viennent chez nous c'est parce qu'ils ont de vrais objectifs.

Et ceux qui sont à l'UNIF n'ont pas de vrais objectifs, c'est ça qui me retenir. Non mais t'as des gens aussi de l'UNIF ou qui sortent d'une école d'ingénieur,

c'était très drôle. Non mais t'as des gens qui sortent de l'UNIF et qui savent pas parler anglais. Moi j'ai le cas d'une nièce qui avait fait une école d'ingénieur et qui a dû partir six mois en Nouvelle-Zélande pour apprendre l'anglais.

Donc, je pense que ce n'est pas le problème de la prononcer. Souvent, la méthode, je vois les bouquins de mes nièces en France, les méthodes n'ont pas changé. Mettre en situation les gens. C'est-à-dire que quand tu apprends l'anglais, si on te dit Brian is in the kitchen, who gives a fuck about that ? Moi, ce que je veux apprendre, c'est commander une bière, c'est commander... Je ne bois pas de bière, je précise. Mais savoir comment je commande une pizza, comment j'achète un billet d'avion, si je suis à Kuala Lumpur. Tu vois, les mises en situation, la contextualisation. Le cadre change aussi complètement.

Comme tu l'as dit, apparemment vos cours sont de 8 personnes maximum.

Moi j'ai des souvenirs de cours au lycée.

35, 35. En plus c'est des groupes de niveau plus ou moins quand même.

Tu ne vas pas tomber avec 6 personnes complètement bilingues. C'est pour ça qu'on teste tout le monde. On ne va pas faire jeter l'argent par les fenêtres des gens. A la base on teste tout le monde pour justement faire des groupes homogènes.

Parce qu'il n'y a rien de plus frustrant pour le prof et pour l'apprenant que d'avoir des niveaux différents dans une classe.

Après, j'ai des services de formation qui me disent qu'on va les mélanger, qu'on n'a pas le budget. Ça ne sert à rien. Ne faisons pas cours, c'est mieux. On ne mélange pas des gens qui n'ont pas le même niveau. De toute façon, c'est de l'argent jeté par le fait. Tu vas en perdre. Et puis, le prof s'adaptera toujours au niveau le plus faible, de toute façon. Non, mais si tu as envie d'apprendre une langue, il faut prendre des cours. Et tu consolides avec une app, au pire, pour travailler en dehors. Mais chez nous, les apprenants ont déjà des devoirs à la maison.

On utilise Wordwall, on utilise Scout, on utilise plein d'apps différentes. Et puis moi, j'ai quelques projets en tête que je ne vais pas divulguer tout de suite puisque ce n'est pas fait.

Mais on entendra parler de Prolingua, je pense, dans un proche futur. Est-ce que, au niveau de la labellisation de Prolingua,

concrètement, à la fin d'une session de formation, Ça, tu obtiens un diplôme. une certification d'yplomante ?

Comment tu peux le vendre sur un CV ? Tu peux faire une certification post-module.

On fait des certifications avec des profs qui sont habilités à certifier.

Tous les profs ne sont pas habilités à certifier, que ce soit en allemand, en français, en anglais ou en luxembourgeois. En fait, tu as des acquis, c'est-à-dire qu'on fait une prise de contact avec tout ce qui va être à acquérir pour l'apprenant.

Et le certificat de fin de formation atteste du niveau et de ce qui a été appris par l'apprenant.

D'accord, donc en général on dit je sais me présenter, je sais faire ci, je sais faire ça. Tout est repris dans le certificat à la fin. Ok. Donc tu sais quelles sont tes aptitudes. Et puis l'avantage d'une langue c'est que même si t'es pas certifié, pendant l'entretien d'embauche tu peux la parler. Voilà, y'a rien de mieux que de la parler.

Et y'a de plus en plus, de plus en plus d'employeurs à Prolingua, je veux dire. À Luxembourg on demande plusieurs langues. L'en français et l'anglais c'est le B.A.B. J'ai jamais vu, t'as déjà vu une... une neuve d'emploi au Luxembourg avec une seule langue ? J'en ai jamais vu de ma vie. Et le Luxembourg va de plus en plus demander la langue. Oui, mais justement, est-ce que c'est pas fake aussi, ça ? Les gens, ils demandent à parler quatre langues et en fait, t'arrives dans le service, tu travailles avec deux Belges, un Français, un Luxembourgeois, tous les deux pas français. Pour démonter ce que tu dis là, je vais te prendre un exemple, des architectes.

Des architectes, ils avaient besoin de parler français et anglais, parce que de toute façon, maintenant, ils font des rendez-vous avec la commune, ils font des rendez-vous avec les ministères. Et qu'est-ce qu'on parle à la commune ? parle. Uniquement le luxembourgeois. Donc, par politesse et par business aussi, on apprend le luxembourgeois. Et moi je t'assure, hier je suis allée à la commune d'Espérange dans laquelle je vis, j'ai parlé uniquement au luxembourgeois et c'est aussi une fierté de te dire, on a fait une conversation et le monsieur m'a dit « waouh, vous parlez bien » , j'étais tellement fière, c'est chouette. C'est aussi, nous on s'en rend compte aussi parce que avec l'agence et chez E-connect, on travaille aussi avec beaucoup de communes, en fait le simple fait juste de pouvoir aborder, dire quelques mots, demander comment ça va au début, même moi qui parle pas à...

bien, qui ne sont pas capables d'avoir une conversation de business en Luxembourg.

Mais par contre, dire bonjour, demander comment ça va, c'est en fait un espèce de icebreaker où tu vois tout de suite un peu des trucs qui s'illuminent dans le regard de la personne en face qui se dit ok,

c'est bien. Et après, on switch en français et on fait la ruine. Ça ou alors moi je fais beaucoup de réunions avec des ministères pendant lesquels eux parlent luxembourgeois et moi je leur dis je n'ai pas encore,

je ne suis pas flacent comme on dirait, fluide en français. En revanche je comprends ce que vous dites mais par mesure de précaution je préfère quand même m'exprimer en français.

Ouais dans un environnement de vie. Quand je peux parler luxembourgeois je vais parler ne man let's boyage ça veut dire uniquement luxembourgeois.

Et d'ailleurs dans nos cours nous on ne traduit pas, il n'y a pas un cours dans lequel on traduit, c'est une immersion totale. De toute façon, moi je me sens toujours mal à l'aise quand je décroche et que la personne me parle en luxembourgeois.

Je comprends ce qu'elle me dit, parce qu'à force, mais je suis obligé de m'excuser. Je lui dis non, je suis désolé, vous êtes mal tombé, je ne parle pas luxembourgeois, je peux switcher en anglais. Mais le problème des français, c'est qu'on n'ose pas parler. Moi, je parle luxembourgeois, ma fille se moque de moi, mais les voisins me disent, mais tu fais des fautes, mais parle, continue de parler. Et je leur dis, moi, continuez de me corriger. La langue française est... terriblement compliqué à apprendre et je pense qu'il y a peut-être un...

Moi, à mon sens, c'est mon avis, je pense qu'on a un espèce de trauma en fait parce qu'à l'école...

Non mais c'est vrai, là typiquement, je reviens à mon fils par exemple, qui commence à me poser des questions ou quand je le reprends sur sa manière de parler,

il me regarde et il me pose la question, pourquoi on dit un cheval et des chevaux ?

Des questions un peu bêtes comme ça. C'est pas bête. Et en fait, sur le moment, je me trouvais... parce que la langue française est difficile.

Nous, on a trouvé un système avec ma fille. Google est ton meilleur ami. L'IA.

Il n'y a pas de question stupide. En fait, il faut aussi expliquer à un enfant que le parent ne connaît pas tout.

Ça, c'est une chanson d'Orelsan.

Mais tu sais, on a écouté une chanson d'Orelsan qui dit à un moment donné, sa maman qui était prof d'école, et il dit, le jour où j'étais déçue, c'est le jour où j'ai compris que ma mère ne savait pas tout. Mais je trouve que c'est une grosse bêtise. Heureusement qu'on ne connaît pas tout et qu'on apprend toute la vie.

En tout cas, s'il y a une chose que l'IA ne fera jamais, c'est nous remplacer. Encore ?

Irremplaçable. Encore ? Irremplaçable. C'est notre modestie. T'imagines si je travaillais avec nous, si j'étais là avec des hologrammes. La chaleur humaine, la rigolade, les nuances, les tout, tu vois ? C'est vrai, c'est vrai. Si je te parlais en anglais, tu ne serais pas aussi à l'aise. Probablement pas. Donc de se comprendre dans une langue, c'est tellement important. Oui, c'est vrai. Puis question humour. Nous on est quand même bien lotis mais l'IA, elle a du mal. Et puis un humour ça dépend vraiment des cultures aussi. T'as des humours qui peuvent être mal perçus dans certaines langues donc il faut vraiment bien maîtriser la langue pour faire du humour.

D'ailleurs c'est ce qu'on dit, on part du principe qu'à partir du moment où tu es capable de faire de l'humour dans une langue, c'est que tu la parles très bien. Ça et les gros mots non ? Les gros mots c'est le truc que t'apprends en premier.

Naouelle Tir merci beaucoup de nous avoir accueillis, c'était super intéressant. d'autant plus convaincu du retard que j'ai non il faut pas dire ça changer de mindset non mais vraiment il faut changer de mindset juste et te dire que comme dit la chanson comme dit la chanson et le film merci

à tous d'avoir écouté jusqu'au bout on a une belle page LinkedIn Café Klatsch, on a un beau site visite notre site tu vas voir Naouelle tu vas voir que Naïm il a bien bossé dessus et voilà on se donne rendez-vous Merci à vous de m'avoir donné la parole, c'était chouette.

Merci beaucoup. Merci. Ciao. Adieu.

À retenir
Naouelle Tir

Pour résumer cette question-là, je pense que l'IA t'aide beaucoup à gagner du temps. Après, il faut toujours un humain derrière, au cœur.

Naouelle Tir

La langue fait partie de la culture. Et la culture fait partie de la langue.

Naouelle Tir

Il n'y a pas de mauvais apprenants, il n'y a que des mauvais profs. Après, une langue, c'est 50 % la motivation de l'apprenant.